Éviter le retour de flamme…

 

 

Est-ce une garantie suffisante pour se prémunir d’un incendie surtout au contact du Gazélec ? Car comme chacun le sait, quand le gaz part, une simple flamme et cette fois ci ce sera… la déflagration ! Encore un match qui pourrait être difficile à vivre, mais les derniers fidèles n’osent pas penser à une nouvelle désillusion qui pourrait compromettre un peu plus les objectifs du club en nous emmenant irrémédiablement vers des positions plus dangereuses au classement…

 

 

Calme plat au Haillan cette semaine, les nouvelles peu rassurantes des blessés auront été au centre des conversations… JL Triaud lui, profite du creux de l’actualité footballistique (on revient à un match par semaine) pour exprimer ses sentiments et répondre aux critiques qui circulent autour du club (et non pas “son club” comme indiqué dans l’interview du quotidien régional)…

 

A la lecture de l’article de “l’excellent” journaliste “La on rit” (celui qui prétend que les supporters bordelais veulent gérer le club!) on peut en déduire que le président Bordelais use une fois encore de l’autosatisfaction… de plus il ne se gêne pas d’égratigner l’équipe, son entraîneur ainsi bien évidemment tous ses détracteurs…

 

Notre viticulteur aime bien cet exercice, qu’il assimile au jeu du sécateur puisque c’est son métier, il taille la voix de son interlocuteur aussitôt qu’elle pousse… affirmant par exemple, que rien n’est perdu pour devenir européen “je suis d’un tempérament positif, tout est possible” alors que beaucoup n’y croient plus !

 

 

L’équipe n’y échappe pas : la mauvaise défense ? …c’est l’attaque qui en est responsable : “on attaque trop et pour gagner un match il faut une défense exemplaire” ! En parlant d’attaque il aimerait voir Malcom (retenu dans l’équipe du Brésil -23ans) plus souvent, mais il est vrai qu’il faut qu’il s’adapte, donc c’est pour plus tard !

 

Il met hors de cause le staff médical concernant l’infirmerie qui affiche complet… il est quand même rare d’avoir autant de blessés : une équipe complète devrait déranger ou tout au moins interpeller le président Girondins… le pied de Pallois sa plaie n’était pas profonde dit-il (alors que des témoignages prouvent le contraire) infectée, il prétend qu’avoir recousu cette plaie dans le vestiaire n’est pas en cause… il sait de quoi il parle l’homme de l’ovalie ! …pour en faire référence il a vu de nombreuses fois un joueur de rugby sur un terrain se faire recoudre la tête pour ensuite la remettre dans la boue… il n’a jamais entendu parler de protocole dans une chambre stérile pour effectuer ce genre de soin…

 

“Pour le reste, il n’y a pas à faire de polémique sur le staff médical ou la préparation physique” ajoute t-il…

 

 

Il a raison Triaud, tu as été bien recousu on ne sent plus le trou !…

 

Le journaliste n’a pas insisté (dommage) … mais pour nous supporters, le doute subsiste concernant certaines blessures… celle de Pallois, plus personne en parle, est-ce désormais en bonne voie de guérison ou l’infection est-elle toujours présente ? Le secret médical joue certainement son rôle…

 

Souvenons-nous de la première journée de championnat au Matmut contre Reims ! Ce jour là, lors de l’échauffement, notre gardien Carrasso se fait, tout seul, une entorse à la cheville… il rentre aux vestiaires avec difficulté boitant bas ! Le public se rend à l’évidence… il ne pourra pas jouer et sera certainement remplacé par… Prior ! Or, surprise, Cédric, rentre sur le terrain en tant que titulaire… que s’est-il donc passé entre temps : c’était une petite torsion rien de grave d’après les déclarations d’après match… mais une autre version viendra aux oreilles des supporters, il n’était pas apte à jouer et c’est Carrasso qui a insisté pour participer à cette première rencontre… conséquences : une défaite et surtout un but décisif pour Reims, encaissé à cause de cette blessure, indisponibilité de notre gardien titulaire pendant une paire de matches !

 

Pour beaucoup la responsabilité du staff médical était engagée, pourquoi n’a t-il pas mis son veto à la présence de Carrasso pour ce match, même si ce dernier avait insisté pour jouer ? Le Dr Brochet était le seul patron décisionnaire….

 

 

Docteur Brochet

 

Sané, pourquoi a t-il continué à jouer pendant plusieurs semaines avec une blessure ? C’est peut-être là qu’il fallait regarder la cause de ses mauvaises performances par la suite !

 

Et aujourd’hui encore, le jeune Guilbert avoue que “ça fait mal” mais il serre les dents …il va être titulaire contre Ajaccio… il s’entraîne avec un bandage à la cuisse…

 

Cheick Diabaté qui souffre des adducteurs toute la semaine et qui vient d’être apte pour jouer sur une jambe contre Ajaccio !

 

On ne refera pas l’histoire mais était-il nécessaire de faire venir le “copain” Brochet ? Le besoin n’était pas justifié car le médecin Dubeau faisait du bon travail (apprécié de tous les entraîneurs passés au Haillan de Courbis en passant par Baup, Ricardo, Blanc jusqu’à Gillot) et ce depuis plus de… 25ans !

 

Docteur Serge Dubeau qui était au service du club depuis 1990… au fond Laharie le journaliste de l’interview…

 

La préparation physique a également évolué, peut-être pas dans le bon sens… Eric Bedouet n’est plus seul maître à cette fonction… on lui a ajouté le “copain” Guichard… tout ceci sous l’œil d’un autre “copain” entraîneur adjoint Guillou

 

 

Guichard et Guillou aux manettes…

 

Quant à Franck Manteau il s’occupe toujours des gardiens ; savez-vous pourquoi Sagnol n’a pas fait venir de “copain” pour aider Frank ? Tout simplement son second Matrisciano est un ancien gardien !

 

Willy Sagnol et donc Matrisciano adjoint complètent l’effectif du staff…

 

 

 

En continuant l’interview de JL Triaud, une nouvelle pique pour le président Bez… il ne peut pas s’en empêcher …la question du journaliste était pourtant simpliste concernant Sagnol qui se demandait comment faire aussi bien avec de moins en moins de moyens… il a répondu qu’il ne fallait pas qu’il fasse allusion à l’époque Bez… qu’il n’avait pas les même moyens … il n’a pas eu le courage et la franchise d’aller au bout de sa réflexion, son arrière pensée était tout autre, il le pensait tellement fort que nous, supporters de cette période, nous pouvons décoder “il achetait tous les meilleurs joueurs Claude Bez à quels prix ?…et on a vu le résultat !”

 

Claude Bez le hante car il sait que lui, était populaire, il a fait rêver pendant plus d’une décennie le public Bordelais avec du jeu, du spectacle, des titres, des matches européens de grande intensité bref que du bonheur… il a grandement participé au palmarès de ce club – qu’il a fait grandir grâce au Haillan – qui avant son arrivée avait obtenu (et ce depuis la création du club) que de maigres trophées : un titre de champion de France, une coupe de France, une finale de coupe Latine (l’ancêtre de la ligue des champions)…

 

La parenthèse refermée, il fait état de la perte de Saivet et Khazri lors du dernier mercato, mais là aussi afin de se dédouaner, il précise que malgré ces joueurs importants ils étaient présents quand on en a pris six à Nice… par contre on a recruté 4 joueurs dont Debuchy… on a fait en la circonstance un effort significatif pour … l’avenir… ces joueurs étaient souhaités par notre entraîneur…

 

Sûr que ce genre de discours indispose, comment un entraîneur peut souhaiter des jeunes joueurs inconnus venant d’un autre continent, alors qu’il ne les connait même pas et ne les a jamais vus évoluer à part, comme tout le monde, sur des vidéos ?

 

C’est ici que l’on peut douter de la sincérité et la compétence… comment un président et encore plus un entraîneur peuvent souhaiter remplacer des valeurs sûres, par des gamins sans aucune expérience de notre football à part peut-être le gardien (18ans) qui évoluait depuis peu en L1 et bien évidemment un Debuchy venu surtout se montrer en vue du prochain Euro ?

 

Alors que l’on savait à Noël que notre infirmerie affichait complet pour de longs mois encore (surtout pour Pablo, Pallois, Sertic), que la priorité était plutôt notre défense centrale qui, déjà prenait l’eau et que l’urgence était de recruter un joueur ou peut-être deux, plus un milieu défensif… un mercato d’hiver a été institué pour réajuster un effectif défaillant à moitié saison, et non pas pour que des gamins puissent s’acclimater pendant des mois… bref tout à l’envers…

 

JL Triaud ne se séparera pas de son entraîneur, ça sert à rien dit-il on a fait un choix avec Nicolas de Tavernost, on pourrait ajouter “on ne change pas une équipe qui perd”… sauf si le vestiaire entier rejette l’entraîneur allant jusqu’à dire “on ne serait pas assez con pour le garder” ! On se demande même si ce genre de réflexion est responsable et ne pourrait pas donner des idées et se retourner contre lui…

 

 

 

Enfin, il a donné quelques précisions sur l’affluence du Matmut, il n’a jamais pensé que la moyenne de spectateurs atteindrait 42000 personnes… c’est fort non ? Et bien qu’il se rassure… nous non plus ! … Il est conscient que l’accès est un handicap… on n’a dû lui dire, les bouchons il ne connaît pas ! Mais il est satisfait, par rapport à Chaban on a attiré davantage de public en ajoutant : pas autant qu’on espérait… ce n’est pas si négatif que ça ! C’est plus facile en bradant les prix des places pendant pratiquement toute la saison et prendre pour des “cons” les abonnés qui eux, ont fait l’avance plein “pot” !

 

Pour conclure, contrairement à ce que certains pensent, il a toujours la flamme… il ne faut pas compter sur lui pour “taper” sur les joueurs, il est pour la manière douce… il faut communiquer une envie et les aider à renverser une tendance négative !..a t-il dit …bientôt il les bordera…

 

En attendant se présente une équipe d’Ajaccio semble t-il dépitée à la suite de leur élimination ce mercredi soir à Lorient pour le compte d’un quart de finale de la coupe de France… 3-0 un score sans appel qui pourrait avoir encore plus de conséquence avec l’exclusion de leur défenseur central Filippi…

 

Cette équipe Corse sera donc lourdement handicapée puisque cette suspension viendra s’ajouter aux blessures de Bréchet, de Martinez et de Pujol… (aux dernières nouvelles Martinez devrait figurer dans le groupe)…

 

 

Ajaccio un point commun avec Bordeaux : le célèbre Pont de Pierre…

 

Avec ses dix sept arches représentant les dix sept lettres de Napoléon Bonaparte… L’empereur né à Ajaccio le 15 Août 1769 de parents pauvres… à sa naissance il a fallu que l’ami de son père “Léon” trouve un logis à la famille avec quelques meubles et du linge dont une nappe qui deviendra célèbre… un jour l’enfant nu la main sur le ventre, ses vêtements étant au sale, le père Carlo demanda à son épouse Maria  : “il va avoir froid le potio, fais donc passer pour le couvrir, la ‘nappe au Léon'”… une famille heureuse dans ce logis qui était vraiment un “bon appart”, malgré qu’il soit sans gaz.. élec… !

 

Le Gazélec Football Club Ajaccio voit le jour en 1960 à la suite de la fusion entre le Football Club Ajaccio et le Gazélec Ajaccio. Le Gazélec Ajaccio est lui initialement un club corporatif monté par des agents EDF-GDF, fondé quatre ans auparavant en 1956. Le nom Gazélec est fréquemment donné aux clubs corpo EDF-GDF (Gaz et élec = Electricité de France).

 

Première année dans l’élite de son histoire pour le Gazélec d’Ajaccio :

 

 

 

Ce qui est intéressant, c’est que ce nom qui débarque en Ligue 1 rappelle aux gens que le foot a une histoire commune avec le monde du travail… Ainsi, existent entre autres le Gazélec de Nimes, le Gazélec de Nice, ou encore le Gazélec de Bourges… mais le plus connu reste celui d’Ajaccio de par son passé…

Le Gazélec est le premier club à donner des titres nationaux au football corse. En 1963, même s’il s’agit d’un championnat amateur en CFA, le club devient champion de France, avec Marc Kanyan son joueur emblématique et neuf corses dans l’équipe. Pourtant, le “Gaz” refuse alors de passer le cap du professionnalisme.

De fait, l’accession en Ligue 1 des “rouge et bleu” est inédite dans l’histoire du football français dans la mesure où le club porte jusque dans son nom la mémoire d’un football amateur, évoluant dans un stade champêtre comptant 2700 places assises… Dans un football aseptisé, l’arrivée du Gazélec dans l’élite est clairement un bouffée d’air frais une tendance en Europe notamment en Italie et en Espagne ou accèdent au top niveau “des clubs d’en bas”, découvrant pour la première fois la marche la plus haute de la compétition.

 

Malheureusement, le football n’est pas le seul sport qui a tendance à aseptiser les identités de ses clubs. Au mois de juin, on apprenait que le club de rugby Racing Métro 92, abandonnait le mot “métro” qui le renvoyait à l’héritage de l’US Métro, club corporatiste de la RATP. Un supplément d’âme que le Gazélec d’Ajaccio ne s’est jamais résolu à sacrifier.

 

Le club, aujourd’hui, est présidé par François Tagliaglioli et Olivier Miniconi, et entraîné par Thierry Laurey .

 

Le 24 octobre 2015 est un jour historique pour le club de l’Ile de Beauté. En effet, il décroche ce jour-là sa première victoire dans l’élite en battant l’OGC Nice sur le score de 3-1 au stade Ange Casanova…

 

Après cette victoire, l’équipe emmenée par Thierry Laurey prend confiance et obtient 21 points de la 11ème à la 19ème journée. Deuxième meilleure équipe avec le PSG sur cette période, le Gaz termine la première partie de saison à la 12ème place du classement, chose inespérée au vue du début de saison. D’ailleurs, l’équipe gagne un prix remis par le journal France Football… Il s’agit de l’exploit de l’année !

 

Après 28 journées, le Gazélec est relégable avec 28 points et un match en plus à jouer contre Marseille à domicile le 9 Mars prochain … sur ses cinq dernières journées aucune victoire trois défaites et deux nuls rendent les chances de se maintenir bien minces… Ajaccio compte 4 points de retard sur Reims ( vainqueur de Bordeaux) positionné en ligne de flottaison…

 

C’est dire que cette rencontre à Bordeaux est importante pour les Corses… un nul serait déjà de bonne augure avant de recevoir l’OM mercredi prochain puis Caen le samedi suivant … son attaque reste néanmoins une des plus faible de la ligue 1 et sa défense est moyenne mais meilleure que celle de Bordeaux avec 38 buts encaissés avec une différence de -10…

 

 

 

Comment cette équipe réagira t-elle après cette élimination sans appel à Lorient ? Un score 3-0 avec une équipe diminué certes dès le départ par de nombreuses blessures et surtout jouant à dix après l’expulsion de leur défenseur central…

 

Joueurs alignés contre Lorient par Thierry Laurey :

 

J. Goda (g) – D. Djoković, A. Coeff, J. Lemoigne, R. Filippi, L. Poggi (c), D. Ducourtioux (puis Y. Campanini, 78′), M. Larbi (puis C. Vittini, 90′), K. Mayi, J. Tshibumbu (puis A. Chermiti, 73′), K. Boutaïb.

 

 

Bordeaux : objectif, se rapprocher des 42 points !

 

Il n’y a plus de choix pour les hommes de Willy Sagno , il faut se rapprocher au plus vite des 42-43 points afin d’éviter toute mauvaise surprise… ensuite suivront la réception de Bastia (en forme) et le derby à Toulouse il restera après ces deux matches 7 rencontres dont un mois d’avril déterminant avec entres autres des déplacements à Monaco et Marseille et des réceptions d’Angers et du PSG, un voyage à Troyes pour terminer cette saison (ouf!!!) au mois de Mai par la réception de Lorient le 7 (souvent délicat) et le 14 à Caen !

 

Le groupe :
Bernardoni, Bobe – Contento, Guilbert, Pablo, Sané, Yambéré – Arambarri, Chantôme, Malcom, Ounas, Poko, Traoré, Vada – Diabaté, Jussiê, Rolan, Thelin.

 

En espérant que les conditions météo puissent s’améliorer, autrement la “flamme” risque de s’éteindre !

 

Bon match à toutes et à tous…

Allez Bordeaux, Allez !

 

Francis dit Napeso