[Ancien] News de Geoffray Toyes

Formé aux Girondins de Bordeaux, l’ancien défenseur Geoffray Toyes a mis un terme à sa carrière en 2010 après une expérience en D2 belge. Depuis, retour dans la région bordelaise où son avenir professionnel est notamment à l’étude en passant ses diplômes d’éducateur sportif. Dans une interview accordée à Football365, il revient sur sa carrière, et ne manque pas de faire un appel du pied au club bordelais pour intégrer à l’avenir le centre de formation.

 

 

 

 

Geoffray Toyes, que faites-vous depuis que vous avez arrêté votre carrière de footballeur ?

Cela fait un peu plus d’un an que je suis rentré de Belgique et que je suis redescendu sur Bordeaux avec ma petite famille pour être auprès de mes proches. Je passe mes diplômes d’éducateur sportif car j’aimerais bien entré dans un centre de formation pour m’occuper des jeunes. L’idéal serait d’être avec les Girondins de Bordeaux.

 

Qu’est-ce qui vous attire dans cette perspective ?

J’ai un bon contact avec les jeunes et cela me plaît. Si c’est pour repartir à droite à gauche, aux quatre coins de France ou à l’étranger, j’ai donné en tant que joueur. J’ai envie de profiter de ma famille.

 

Vous avez débuté à Bordeaux. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

J’en garde de très bons souvenirs footballistiques. Je suis arrivé à 17 ans aux Girondins. J’ai fait trois ans et demi en troisième division avec l’équipe réserve. En 1994, j’ai intégré l’équipe première et j’ai disputé mon premier match en novembre 1994.

 

Vous débarquez à Metz en 1997. Vous faisiez partie de l’équipe qui a failli être championne de France en 1998…

J’ai enchaîné Girondins et Metz à la belle époque. Que de belles années entre la Coupe d’Europe avec les Girondins et le titre de vice-champion de France avec Metz ! Même si par la suite, il y a eu des années un peu plus dures avec Metz quand on est descendu en D2 (en 2002). Mais on est remonté l’année d’après.

 

Avez-vous des regrets concernant la toute fin de championnat en 1998 et le sacre de Lens au goal-average avec un but lensois dans les dernières minutes ?

On ne peut pas avoir de regrets au moment où Yann Lachor égalise (face à Auxerre). Les regrets que l’on peut avoir, c’est quand on reçoit Lens à domicile et qu’on perd 2-0 en toute logique. C’est là qu’on a perdu le championnat.

 

Au début de la saison 1998-99, Metz se fait éliminer par Helsinki lors du tour préliminaire de la Ligue des Champions…

Ce tour préliminaire, c’était l’occasion pour le club de confirmer. Avec une rentrée d’argent et pourquoi pas la perspective de voir un peu plus loin. On a raté une marche.

 

En 2003, vous signez un an à Nancy. Pourquoi ce choix ?

C’était à côté. Et puis cela faisait des années que le président (Jacques Rousselot) me voulait. Je n’avais pas grand-chose d’autre. Le premier qui me proposait un challenge intéressant, j’y allais.

 

Ne vous êtes-vous pas dit que les Messins allaient vous en vouloir ?

Non, ce sont des trucs de supporteurs. Cela reste du sport pour moi.

 

Racontez-nous votre épopée en Belgique…

Après un an à Nancy, je suis parti en Belgique pendant cinq ans. Me sachant en fin de contrat avec Nancy, Albert Cartier (ndlr : son ancien entraîneur à Metz) m’a appelé car il entraînait La Louvière. J’ai répondu présent parce que c’est quelqu’un avec qui j’ai pas mal d’affinités. Nous voyons le football un peu de la même façon. Cela a été facile pour moi de m’intégrer à son groupe et à l’état d’esprit qu’il voulait faire passer sur le terrain. Puis j’ai joué trois ans avec Mouscron, qui n’existe plus malheureusement aujourd’hui. J’en garde de très bons souvenirs.

 

Vous avez arrêté votre carrière après quelques mois passés au FC Brussels. Que s’est-il passé ?

Dans ce club, il y avait une mentalité un peu particulière avec un président un peu particulier. Au niveau du groupe, c’était sympa. J’ai dû arrêter après une maladie. J’ai fait une embolie pulmonaire. Sinon, j’aurais fait une saison de plus.

 

Que pensez-vous de la situation du FC Metz qui a eu toutes les peines du monde pour se maintenir en Ligue 2 ?

Cela va être très difficile malheureusement pendant encore quelques années pour Metz. Si on ne remonte pas dans l’année suivant la descente, c’est reste très difficile après. Metz en est la preuve. Avant de remonter en Ligue 1, ils vont devoir cravacher dur.