Bellion « Heureux d’être là »

De retour à Bordeaux après un prêt à l’OGC Nice, David Bellion traîne une blessure qui nuit à sa préparation d’avant-saison. L’attaquant bordelais évoque également ce retour, avec l’arrivée d’un nouveau staff, et fais l’analyse des premières rencontres amicales, qu’il a pu suivre en tant que spectateur. Pour terminer, il revient sur son expérience azuréenne, au sein de l’effectif niçois, en compagnie d’Abdou Traoré.

 

 

 

 

Bonjour David, tout d’abord, comment vas-tu ?

Je suis heureux d’être là, comme chaque année. Je suis blessé, c’est donc un peu difficile de revenir. J’essaie de me muscler de nouveau, tout doucement, tous les jours. Je fais attention afin de revenir en forme, et de ne pas me blesser de nouveau bêtement.

 

Quand penses-tu pouvoir revenir en forme ?

Je ne sais pas vraiment. Je n’ai pas de date précise. Il faut que je prenne le temps de me mettre en forme. Je ne pense pas que ça va durer des mois. Il y aura normalement une amélioration pendant la pré-saison.

 

Où en es-tu au niveau de tes sensations ?

J’ai essayé de toucher le ballon l’autre jour. Je me suis fait un petit peu mal. C’était peut-être trop tôt. Pour l’instant je préfère remuscler, courir, prendre du volume. Quand je serai mieux, je retoucherai le ballon.

 

Tu découvres un nouveau coach, et un nouveau staff. Comment trouves-tu leurs méthodes ?

Elles sont bien évidemment différentes. Je pense que cela convient au groupe. Quand nous voyons ce que ce staff a réalisé à Sochaux, ils ont vraiment créé la surprise. Ils ont tout le temps bien joué au ballon, avec une bonne philosophie de jeu. Ils ont pris des risques. Sur le plan sportif, cela semble bien pour Bordeaux. Au niveau humain, cela a l’air vraiment exceptionnel sur ce que nous avons pu vivre ces premières semaines. Même quand il n’y en a pas forcément besoin, ils discutent et rassurent. Les choses s’améliorent toujours avec la communication. Que tu sois blessé, remplaçant ou titulaire, il ne faut pas aller râler dans le bureau. Personnellement, je reviens de 2 années un peu galères, et j’ai eu de très bonnes discussions. Sur ce plan-là, je suis très heureux, et même rassuré. J’ai vécu des années galères pour différentes raisons, parfois de façon incompréhensible, ou par choix sportif. Maintenant tout le monde part de zéro. Les meilleurs joueront, je pense, dans la plus grande honnêteté avec ce coach.

 

Qu’as-tu pensé des premières prestations, face à Lille, puis Toulouse ?

Contre Lille, il s’agissait du 1er match de reprise. Les 2 équipes voulaient jouer au ballon. Il y a eu de bonnes choses dans l’ensemble. Pour le 2ème match, Toulouse a pris le dessus en 1ère mi-temps. Physiquement, et dans l’engagement, ils étaient présents. Ils pressaient beaucoup et étaient affûtés. Nous les avons surpris très vite en 2ème mi-temps. Dès les premières minutes, nous nous sommes procurés des occasions. Nous avons pris le dessus rapidement, et du coup un ascendant psychologique d’entrée. Cela a fait la différence, car après nous avons déroulé.

 

Pour terminer, tu as été prêté à Nice l’an passé. Peux-tu nous parler de ton expérience là-bas ?

Sur le plan humain, cela a été fantastique. Je suis à Bordeaux et j’aime ce club, mais Nice est un club qui m’a toujours respecté. Je le respecterai aussi. Sportivement, c’est de la frustration qui ressort de mon aventure à Nice. D’entrée une blessure a fait que je n’ai rien pu montrer. J’ai joué en serrant les dents, car j’étais en prêt. J’avais une telle volonté de faire le maximum. Je suis parti tout seul là-bas, sans ma famille, mes enfants et ma femme. Je voulais vraiment revenir au haut niveau, et je me suis tout de suite blessé. C’est triste mais c’est la vie. Il y a un moment où il faut choisir entre ma santé et le foot. Ma santé commençait réellement à se dégrader à cause de ce problème. Maintenant ça va mieux, il fallait juste du repos.

 

 

Source: Girondins.com