Sylvain Matrisciano : “Il n’y a pas de grands clubs, ni de petits clubs, il y a des clubs où il fait bon vivre et où les gamins s’épanouissent”

    Sylvain Matrisciano

    L’ancien adjoint de Willy Sagnol à Bordeaux, Sylvain Matrisciano, a été nommé directeur du centre de formation du RC Lens. Il évoque cette nouvelle aventure et son ambition de redonner l’élan d’avant à la formation du RC Lens. « Les dirigeants, l’actionnaire et le DG, Arnaud Pouille, me font totalement confiance et ont un objectif simple : remettre ce centre de formation dans les meilleurs français et éventuellement européens dans les prochaines années. La Gaillette est un bel outil, il y a beaucoup de choses qui ont été faites, à nous aujourd’hui d’améliorer et de développer ce projet, d’amener les joueurs en équipe première, les faire jouer, les garder le plus longtemps possible et évidemment s’il y a de la qualité, les vendre le mieux possible pour pérenniser le centre de formation qui est incontournable au RC Lens. C’est dans les gênes du club. Il a fallu redistribuer toutes les cartes du club, du National 2 jusqu’à l’école de foot. On réduit les effectifs pour amener une amélioration du travail ». Pour cela il envisage de se rapprocher d’un club aux alentours pour créer une base solide. « On est en discussion avec Arras, qui est le club le plus légitime, pour un rapprochement. Mais il y a d’autres pistes. On aimerait être à jour d’ici 2019 ».

    Il s’est également exprimé sur la course au talent entre les clubs, qui bouscule très jeune l’environnement des jeunes footballeurs. « Je souhaite que mes recruteurs, que l’on appelle plutôt des observateurs, accompagnent, fidélisent. Il faut faire confiance aux clubs partenaires, aux éducateurs, aux parents, à l’environnement du gamin pour ne pas les orienter trop tôt vers un club professionnel que ce soit Lens, Lille, Amiens, Marseille ou Saint-Etienne… Malheureusement aujourd’hui, c’est la course pour aller chercher les gamins en CE1 ou CE2, c’est beaucoup trop tôt et on les met plus en danger qu’autre chose […] C’est vexant pour un club de voir partir très tôt un joueur de qualité. Ca veut dire qu’ils sont incapables de l’accompagner. Pour moi il n’y a pas de grands clubs, ni de petits clubs, il y a des clubs où il fait bon vivre et où les gamins s’épanouissent. Il a le temps de travailler mais rien ne l’empêche de venir faire un stage régulièrement pour qu’il puisse se familiariser avec l’environnement d’un club professionnel ».

     

    Hauts de Foot (LFHF)