Denis Balbir : “Quand on veut investir dans un club, je pense qu’il est vraiment inutile de vouloir changer le maillot, la couleur, le scapulaire, les choses qui ont fait du club ce qu’il est”

Denis Balbir s’est exprimé sur l’actualité récente des Girondins de Bordeaux, et notamment les agissements des dirigeants du club depuis son rachat.

“Je crois que les gens qui arrivent pour investir dans des clubs historiques ne se rendent pas compte de certaines choses et c’est bien dommage. Au-delà de l’argent, il y a des paramètres à ne pas négliger. Quand on veut investir dans un club, je pense qu’il est vraiment inutile de vouloir changer le maillot, la couleur, le scapulaire, les choses qui ont fait du club ce qu’il est. Quand on touche à un club et qu’on touche au maillot, déjà, ce n’est pas bon signe, vis-à-vis des supporters, car ils n’aiment pas ça. Ce n’est pas rejeter l’évolution ou la modernité, de ne pas vouloir avancer, pour moi, ce n’est pas ça. C’est le fait que l’on est attaché à des couleurs, à des valeurs et que tout ça, c’est important de ne pas les galvauder. Les gens qui investissent pensent que l’argent peut tout faire. Non seulement, il ne fait pas tout puisque depuis quelques temps les Girondins ont des résultats plutôt décevants, avec des problèmes extra-sportifs et l’entraîneur qui annonce à ses joueurs qu’il partait pour finalement partir trois mois plus tard… On naviguait à vue. Pour moi, la colère des supporters est un petit peu gênante quand elle est débordante, c’est-à-dire quand on en arrive à taguer, insulter… C’est embêtant car en voulant servir le club, ils vont contre ce qu’ils voudraient obtenir. Mais d’un autre côté, je comprends qu’il y ait une réaction un peu sanguinaire, épidermique de ce qui se passe à Bordeaux, parce que tout va dans le mauvais sens. Tout ce qu’il ne faut pas faire a été fait. Tout ce qu’il faut faire n’a pas été fait encore. C’est très ennuyeux pour un club qui se veut ambitieux, pour un club historique, pour un club qui a été champion, qui a marqué l’histoire du foot français en abritant des joueurs de renom. Pas seulement l’époque du Tigana, mais aussi celle sous l’ère de Laurent Blanc, celle de Laslandes, Lizarazu, Bonnissel… même si le club a connu des couacs comme la demi-finale contre Calais en 2000. Mais historiquement, profondément, c’est un club qui est dans le patrimoine français. Vouloir améliorer un club en le dénaturant, ce n’est pas une bonne idée, à mon avis”.

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