Benoît Trémoulinas : “C’était une de mes idoles à laquelle je me suis identifié en premier, avec les Romario, Bebeto”

Benoît Trémoulinas s’est souvenu de Diego Maradona lorsqu’il était plus jeune. “Déjà il était gaucher donc forcément on s’identifie à lui. C’était une de mes idoles à laquelle je me suis identifié en premier, avec les Romario, Bebeto, toute cette épopée 94, coupe du monde où je me souviens de ce but face à la Grèce. C’était son dernier but en coupe du Monde, après il a été controlé positif. Son décès était assez brutal, limite un peu perturbant. On a parlé avec des amis, quand on était au collège, on se prenait pour Maradona, Romario, Bebeto. Je me souviens aussi de ma première cassette vidéo que mon père m’avait achetée en 95 sur l’histoire de Maradona, de ses débuts jusqu’en 95, qui retrace un peu toute sa carrière. Forcément, on voit tous ses buts, ses deux buts contre l’Angleterre avec tout le contexte politique qui s’était passé auparavant. Ce dernier but en coupe du Monde où il marque et il va voir la caméra. On a l’impression de voir un peu le Diable, avec sa tête en criant, il était plein de rage. Trois jours après, il est contrôlé positif et il n’est plus là. Forcément c’est une légende, un personnage, avec ses excès sur et en dehors du terrain, un talent inné puisqu’il a quand même marqué des buts fantastiques avec des petits piqués dont lui seul avait le secret. N’oublions pas aussi qu’en Argentine, il n’était pas non plus très épaulé dans son équipe. C’était un peu lui qui devait tout faire. Tous les joueurs de l’équipe couraient pour lui et lui devait finir le boulot. Forcément ça m’a beaucoup touché”.

La Chaine L’Equipe

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