Marc Planus : « Bordeaux n’a plus aujourd’hui aucun brin d’affect, d’identité, et ça, ça a commencé depuis un certain temps. Ce n’est pas que Gérard Lopez »

Sur ARL, Marc Planus a été questionné sur l’idée d’une future existence d’un coordinateur sportif au sein des Girondins de Bordeaux à l’avenir. Pour lui, le souci est que d’offrir ce type de poste à un ancien par exemple, exige que celui-ci ait des responsabilités et du pouvoir, chose que la direction actuelle ne voudrait pas selon lui.

« Le problème, c’est que quand vous mettez une personne comme ça, vous êtes obligés de donner du pouvoir. Le problème c’est que les gens qui sont en place ne veulent pas déléguer le pouvoir. Tout simplement. C’est vrai que ce poste de coordinateur sportif, comme Luis Fernandez l’a eu à Paris, et comme il en existe dans d’autres clubs, ça existe… C’est juste que Bordeaux n’a plus aujourd’hui aucun brin d’affect, d’identité, et ça, ça a commencé depuis un certain temps. Ce n’est pas que Gérard Lopez, avec King Street c’était pareil aussi, il ne faut pas se mentir. Il y a eu des hommes qui ont voulu être un peu omnipotents, et qui ont oublié de déléguer, mais qui ont aussi oublié les racines du club. Quand vous voyez que maintenant le centre d’entrainement est fermé au public, alors qu’on a toujours été un club ouvert, que les supporters ont pu être présents… Ce sont les gens qui nous ont soutenus, je l’ai vécu en tant que pro. Je les ai vus tous ces retraités, ou ces petits jeunes qui venaient le mercredi. Des fois, quand vous êtes au fond du seau parce que vous n’êtes pas performants, c’est agréable d’avoir ces gens-là parce qu’ils vous soutiennent. Il ne faut pas avoir peur. A Bordeaux, on a toujours eu peur parce qu’on était un club particulier, de cultiver ça. Il ne faut pas en avoir peur. On a voulu labéliser, et on en a perdu notre identité, tout simplement ».

Retranscription Girondins4Ever