Marc Planus : « Je suis venu pour ce match, et j’ai vu le désarroi des salariés que je connais depuis 15 ans… Je suis rentré chez moi, franchement, j’étais au fond »

Sur ARL, Marc Planus a expliqué qu’il pensait beaucoup aux salariés des Girondins de Bordeaux aujourd’hui, qui seront ceux en première ligne qui subiront les effets d’une descente en Ligue 2.

« Je vous invite à aller voir les salariés au Château, vous verrez… Sincèrement, je suis allé voir Bordeaux/Saint-Etienne, je ne suis pas un fidèle du stade, je ne viens pas souvent voir les matches, je les regarde sur mon téléphone. Je suis venu pour ce match, et j’ai vu le désarroi des salariés que je connais depuis 15 ans… Je suis rentré chez moi, franchement, j’étais au fond. Et pourtant, je ne viens pas souvent au stade, j’ai pris un peu de distances par rapport au football. Sincèrement, ça m’a tellement touché de les voir comme ça, aussi atteints psychologiquement. Parce qu’il y a le quotidien aussi, il n’y a pas que les matches, il y a la semaine entière à passer, et depuis quelques années… Sincèrement, ce qui me touche le plus, c’est ça. On aimerait les aider parce que c’est gens-là, ils ne regrettent qu’une chose, c’est l’ambiance et l’image qu’ils ont connues à notre époque, entre guillemets. A notre époque, en 2005, on a failli descendre aussi, il ne faut pas l’oublier. Ça a été compliqué. Mais ça n’a jamais altéré le climat du Château, des salariés, tout ça… Ils voyaient qu’on était en difficulté, on était une équipe jeune, voilà… Et l’année d’après, on a fini second, et on s’est qualifié pour la Ligue des Champions. Ce sont des choses qui peuvent arriver sportivement, mais humainement, ce qu’ils vivent… On aimerait tous les aider, mais comment les aider… Actuellement, c’est compliqué, et tout le monde attend de voir ce qui va se passer. Mais je maintiens que s’il n’y a pas des gens du cru, dans le futur projet, bah on repartira sur les mêmes bases, et automatiquement, ça finira pareil ».

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