Gérard Lopez : « Bien sûr qu’il y a un risque de dépôt de bilan. On ne va pas dire qu’il n’y a pas de risque. Tant qu’il n’y a pas d’accord, il y a clairement ce risque-là »

(Photo by Pierre Costabadie/Icon Sport)

Le Président et Propriétaire des Girondins de Bordeaux, Gérard Lopez, passera sur RMC en fin d’après-midi dans l’émission de Jérôme Rothen. Il s’agit d’un entretien enregistré, dont RMC livre déjà quelques extraits avant son passage sur les ondes.

Gérard Lopez a confirmé qu’il fallait que les fonds d’investissement déposent une « garantie » quant aux ventes de joueurs qui doivent être réalisées, à hauteur de 22 millions d’euros. Il s’agit de la clé et ce sur quoi les négociations ont lieu, car il met bien 10 millions d’euros via Joga Bonito.

« Il y a environ la moitié qui viendrait des ventes. Les ventes on est assez certain de les faire même si maintenant cela va devoir attendre un tout petit peu. Dans tout ce contexte-là, il y a des garanties qui ont été données déjà par le passé et qui existent jusqu’au 30 juin. D’ailleurs elles devraient être valables mais on va dire que les prêteurs ont une approche un peu différente, et donc là cela nous a forcé à tous se mettre autour de la table pour cette fameuse garantie. Il reste 22 millions à trouver. En fait, cela se passe toujours comme cela avec la DNCG. Tous les clubs vendent et ce qu’il faut c’est donner une garantie sur les ventes. Avant même de faire les ventes, il faut donner une garantie. Et c’est là-dessus qu’il y a eu a plus grosse différence ».

Gérard Lopez ne peut pas nier qu’un dépôt de bilan existe, mais il travaille pour que cela n’ait pas lieu.

« Bien sûr qu’il y a un risque de dépôt de bilan. On ne va pas dire qu’il n’y a pas de risque. Tant qu’il n’y a pas d’accord, il y a clairement ce risque-là. Tout à fait. On dit qu’il y a des conversations qui sont positives mais il n’y a pas encore d’accord. S’il y avait un accord, je serais en train de dire que l’on est plus ou moins sûr que cela va bien se passer. Est-ce que les Girondins de Bordeaux aujourd’hui sont en Ligue 2 ? Factuellement, la réponse est non. Est-ce que les Girondins de Bordeaux y croient ? Clairement oui. On ne passe pas par ces moments-là si on n’y croit pas dur comme fer. Il faut qu’on bosse pour y être. Moi qui y bosse tous les jours, je vous dit que j’y serai à 100% ».