Jean-Philippe Durand explique comment il est devenu recruteur à l’Eintracht Francfort

Dans La Provence, l’ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, Jean-Philippe Durand, a donné de ses nouvelles. Celui qui est passé par le FCGB de 1989 à 1991 a également joué à l’Olympique de Marseille (de 1991 à 1997). Après plusieurs rôles au sein de clubs, et des apparitions médiatiques sur Canal, Jean-Philippe Durand est aujourd’hui recruteur en Allemagne pour l’Eintracht Francfort. Un club que va justement rencontrer l’OM ce mardi soir en coupe d’Europe.

« Après mon départ de l’OM, j’ai une discussion avec un copain, agent en Belgique. Je lui dis que je cherche un poste de directeur sportif. Il m’explique qu’il y a peut-être une opportunité en Belgique. Finalement, le club en question voulait quelqu’un qui parle flamand. Une semaine plus tard, il me rappelle. « Un copain vient d’arriver à Francfort, il veut développer le club et la cellule de recrutement. Il cherche quelqu’un sur la France. Ça peut t’intéresser ? », me demande-t-il. J’étais un peu sur la réserve. Francfort n’était pas une référence, jouait plutôt le bas de tableau. Je connaissais un peu le stade pour y être allé une ou deux fois. Il m’a quand même mis en contact avec les dirigeants. J’ai discuté avec eux, je les intéressais vraiment. Le gars est venu me voir à Marseille. On a échangé pendant trois ou quatre heures. Il m’a expliqué le projet du club, son développement, son organisation. J’ai dit oui pour un essai d’une année. Le projet me paraissait intéressant, le discours cohérent. C’est ma cinquième saison. Depuis, le club a bien grandi ».

Puis il donna des détails sur son champ de recherche.

« Mon secteur, c’est la France. Je suis leur seul référent, même si beaucoup de scouts allemands viennent voir des matches en France, notamment dans l’Est, à Nancy, Metz ou Strasbourg. Ils viennent aussi voir les joueurs que je leur recommande. Je leur conseille des profils, des joueurs par poste. Ma priorité, c’est de trouver des joueurs pour l’équipe professionnelle, plutôt des profils jeunes avec des qualités et un potentiel de développement, une marge de progression intéressante. Si un joueur est en fin de contrat et peut correspondre à un poste ciblé, ils sont évidemment preneurs. La cible prioritaire, ce sont des jeunes sur lesquels le club va investir un peu d’argent, mais pas énormément. L’Eintracht n’est pas un club qui va payer un joueur 15 ou 20 millions d’euros. Ce n’est pas la stratégie du club, même si celui-ci évolue avec trois participations en coupes d’Europe en quatre ans, dont une Ligue des champions. En cinq ans, le budget a doublé ou triplé ».