Cédric Carrasso : « 76ème minute, tu as Alain Perrin qui me regarde et qui me dit ‘Runje est blessé, tu rentres’. Je regarde Vedran, je me dis qu’il n’est pas blessé… »

Sur Colinterview, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Cédric Carrasso, a été invité à se rappeler comment il a débuté professionnel.

« A cette époque-là, il y a Runje, d’autres gardiens de mon âge. Il y avait un poste de second gardien qui était à prendre. Je me souviens, on se retrouve en stage en Bretagne. A un moment donné, je suis sur le banc ce jour-là, et on joue un petit tournoi : il y avait Nantes, Rennes, Marseille… Sur le dernier match, on joue Rennes, et on mène 1-0. Je suis sur le banc, en tenue, tout va très bien sur ce match, et à la 76ème minute – je m’en rappellerai toujours – tu as Alain Perrin qui me regarde et qui me dit ‘Runje est blessé, tu rentres’. Je regarde Vedran, je me dis qu’il n’est pas blessé… Mais en fait, il a voulu me mettre dans une situation, comme si on était en match : mon premier gardien se pète, il faut que le deuxième y aille, c’est parti. Je me change, je pars, et je fais une fin de match incroyable. Je crois qu’il n’y avait pas eu d’action contre nous, et en 15 minutes, je dois sortir quatre ou cinq arrêts décisifs. Le truc de fou. Du coup, Perrin me dit ‘c’est toi qui vas faire second gardien de Runje, c’est comme ça. Avec ce que tu m’as montré, tu es prêt, il n’y a plus qu’à travailler sur toi, que ça aille mieux, et voilà’. Une saison se passe, on fait second du championnat, tout se passe bien. C’est là où je fais mes premiers matches, Runje est un peu moyen, je fais mon premier match contre Montpellier à la maison et un match à Guingamp. Je fais deux super matches, puis il rentre, on finit la saison, tout se passe bien, on est qualifiés pour la Ligue des Champions… L’année d’après, il y a Drogba, je suis toujours remplaçant de Runje, mais voilà, j’étais là, j’étais dans le coup, tout se passait bien. Et il y a un match amical contre France 98. Et là, première blessure, rupture des ligaments croisés, stop… »

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