Jacques D’Arrigo raconte le périple du maillot de Patrick Battiston après Séville 82
Pour Alternative Football, l’ex-directeur commercial et du développement des Girondins de Bordeaux, Jacques D’Arrigo, s’est remémoré ses premiers souvenirs de football. Il s’agit, selon lui, de Séville en 1982, avec notamment “l’attentat” sur Patrick Battiston.
« Mon premier souvenir d’enfance, c’est Séville 82. Mais c’est un souvenir d’enfant, donc je ne suis pas sûr et certain, je ne sais pas si c’est à cause du nombre de fois où j’ai revu le match après, ou si c’est vraiment mon premier souvenir de vie. Patrick Battiston et Harald Schumacher, c’est de loin le drame que j’ai le plus revécu. Et que j’ai même eu en live un jour car j’ai eu la chance de travailler aux Girondins de Bordeaux, et donc de rencontrer Patrick Battiston dans la vraie vie, qui m’a raconté un jour où j’ai mis mon téléphone sur mode avion, pour écouter son récit, donc j’ai l’impression d’être un peu plus privilégié que la moyenne des gens qui n’ont pas eu cette version-là… ».
Il précise.
« Patrick Battiston, c’est un homme élégant, extrêmement poli et discret. On n’est pas rentré dans les détails de sa relation avec le gardien de but allemand qui à mon avis, malgré toutes les tentatives journalistiques de l’époque, font que ça ne pouvait pas aboutir sur une grande réconciliation on va dire… Mais ce qui était ultra incroyable, c’est tout ce qui s’est passé après, que peu de gens savent. Je ne suis pas sûr d’être le meilleur porte-parole de tout ça. Mais à l’hôpital, quand le médecin le soigne, lui dit qu’il va vivre et que c’est juste quelques dents – même s’il a la mâchoire pétée – mais que finalement ça va aller et rejouer au football, Patrick Battiston lui donne tout : son maillot, son short, ses chaussettes… Il lui a tout donné. Beaucoup plus tard, Michel Platini, qui est le parrain de son fils, a réussi à récupérer le maillot dans un musée à Séville. Le maillot maintenant, c’est le fils de Patrick Battiston qui l’a récupéré. Cela fait partie de ces histoires que je trouve assez mignonnes parce que forcément, le jour J, personne ne veut en parler. Quand tu en parles à Marius Trésor, il se ferme, et ne veut pas parler de ça… Cela fait partie de ces mythes qui ont fait vivre des millions de soirées… ».
Retranscription Girondins4Ever
