Guillaume Hoarau : “Si les blessures existent dans le foot, ce n’est pas que sportif, il y a une corrélation, un lien avec la tête”
Sur Kampo, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Guillaume Hoarau, s’est exprimé sur la fin de carrière des footballeurs professionnels, et la fameuse “petite mort” du sportif. Pour lui, il y a des pistes pour éviter ou atténuer cela, et les clubs ont un rôle un jouer.
« Je comprends les clubs qui disent ‘on vous paye bien pendant toute votre carrière, alors ne venez pas vous plaindre’. Mais c’est là où je me dis qu’il y a peut-être un truc à faire. Donner l’opportunité aux mecs pendant leur carrière de passer des formations… Il y a de la pression de l’argent, l’objectif principal c’est d’être fit et d’être concentré pour les entrainements et la performance du week-end, mais il y a deux heures dans la journée où on doit faire autre chose. Juste une évaluation de compétences par exemple, ce qui plait au joueur… Et pendant la carrière, on va faire ça. Il y a tellement de choses à dire, à partager… mais qui est prêt à mettre l’ego de côté ? La première étape c’est d’en parler, mais vous savez comment sont les footeux : ‘je ne vais pas voir un psy moi, je suis invincible, je suis professionnel, inatteignable…’. Mais tout évolue, je pense qu’on va arriver à un moment donné à trouver une solution, un accompagnement différent, qui permettra aux gars d’être plus à l’aise avec ça. Si les blessures existent dans le foot, ce n’est pas que sportif, il y a une corrélation, un lien avec la tête. Aujourd’hui, il y a énormément de préparateurs mentaux dans les clubs, mais ces préparations sont quand même focus sur l’optimisation de la performance. Ils vont te parler de comment gérer la pression… Je pense qu’il manque encore une petite case pour que le footballeur professionnel soit complet, car l’après est tout aussi important dans la vie d’un homme ».
