Pierre-Henri Deballon : “J’ai pris des décisions difficiles plutôt que d’être dans une situation intenable comme on l’a vu récemment à Bordeaux ou à Sochaux”

    (Photo by Stephane Pillaud/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

    Les Girondins de Bordeaux sont en pleine reconstruction depuis que le plan de redressement a été validé par le tribunal de commerce de Bordeaux, puis par la DNCG ensuite. Comme vous le savez, la dette d’environ 118 millions d’euros a été rabaissée à environ 26 millions d’euros, échelonnée sur dix ou onze ans selon les remboursements aux différents créanciers.

    Bordeaux remonte donc lentement la pente, tout en sachant qu’il faudra aussi remonter les échelons pour faciliter ce renouveau. Pour preuve, la DNCG qui est toujours très vigilante, tout comme les mandataires missionnés pour veiller à ce que tout se passe normalement. Le club a toujours un encadrement de la masse salariale. Mais pendant ce temps, d’autres clubs souffrent, notamment dans les étages supérieurs. C’est le cas pour le Dijon FCO, actuellement en National. Même si les montants ne sont pas du tout les mêmes qu’à Bordeaux, le club a des dettes et certains font un comparatif à la situation bordelaise, à l’image de son président Pierre-Henri Deballon et relayé par FootenFrance.

    “J’investis personnellement, la ville participe aussi et nous avons encore des joueurs avec une bonne valeur marchande. J’ai pris des décisions difficiles plutôt que d’être dans une situation intenable comme on l’a vu récemment à Bordeaux ou à Sochaux.”

    Il faut dire que les compte du club bourguignon sont dans le rouge avec un déficit de 5 millions d’euros en National, ce qui représente déjà une belle somme. Le club doit, selon son président, remonter en Ligue 2 en fin de saison afin de s’éviter un destin tragique… A l’été 2024 Dijon accusait 18 millions d’euros de dettes accumulées et un déficit structurel d’environ 7,5 millions d’euros. Depuis, les prises de décisions sont en effet comparables à ce qu’ont vécu les Girondins :

    • suppression de près de 50% du personnel administratif
    • perte temporaire de l’agrément FFF pour le centre de formation
    • masse salariale de l’équipe première réduite de 2 à 1,3 millions d’euros
    • vente des deux meilleurs joueurs en 2024

    Pour ne pas arranger, sa section féminine affiche un déficit de 500 000 euros en Arkema Premier League, mais la métropole a fait un geste fort de son côté en rachetant les infrastructures du centre pour 11,9 millions d’euros.

    Nous souhaitons bien entendu, car nous ne le voulons pour personne, que Dijon s’en sorte et ne vive pas un été 2026 dramatique en cas de non montée en Ligue 2 et de passage compliqué devant la DNCG.