Bruno Irles : “Si vous avez un peu observé, ils ont changé tactiquement sur les sept dernières minutes. Donc il faut aussi pouvoir aménager, vite réagir”

    A la fin de la rencontre entre les Girondins de Bordeaux et l’Aviron Bayonnais (1-0) comptant pour la 14ème journée du championnat de National 2, Bruno Irles, entraîneur bordelais, s’est exprimé dans les salons du stade, au micro d’Eric Dagrant. Il est revenu sur cette ouverture du score rapide des bordelais après huit minutes de jeu.

    Si ça amène une réflexion différente dans la situation des joueurs ? Oui bien entendu. Les amoureux de football, vous avez vu le Trophée des Champions si vous avez Ligue 1 +. C’est un peu le même principe. Paris marque vite et du coup on a l’impression que Marseille… oui ils veulent revenir au score, et sur ce match contre Bayonne c’est pareil. Vous avez un adversaire qui est piqué très rapidement dans le match donc ils prennent inconsciemment le dessus et c’est très difficile justement pour l’entraîneur de remettre ses joueurs de l’avant. Ce sont des schémas qu’on prépare. Après, on doit aussi analyser la fatigue de certains. Vous avez vu Royce sortir, j’avais peur mais ce ne sont que des crampes. Vous en avez besoin pour les matchs d’après donc je ne dois pas le faire jouer. Ceux qui nous ont suivi dans la semaine, Steve Shamal a eu une petite alerte sur le genou… La saison est longue. Oui, si c’est la finale du championnat je les laisse ou je les fais jouer, mais la saison est longue. Je n’ai pas 40 joueurs non plus donc ce sont tous ces petits indices qui font que oui, soit je fais un remplacement, soit je ne fais pas parce que je les ai vu dans la semaine, parce que je sais tous ces petits détails parce que je vois aussi l’adversaire qui change. Si vous avez un peu observé, ils ont changé tactiquement sur les sept dernières minutes. Donc il faut aussi pouvoir aménager, vite réagir, c’est mon rôle d’être concentré sur ce qui se passe et de vite réagir. Mais comme vous le faites dans vos entreprises, comme vous le faites au travail. Des fois on perd et des fois ça tourne bien.”

    Retranscription Girondins4Ever