Ludovic Obraniak : “Même les gens qui ne le connaissaient pas, avaient l’impression de le connaître quelque part parce qu’il avait cette familiarité, ce côté populaire”
Dans L’Equipe de Greg, Ludovic Obraniak, ancien joueur des Girondins de Bordeaux et maintenant consultant, s’est exprimé suite à l’annonce du décès de Rolland Courbis, ancien joueur mais également entraîneur aux Girondins. Il avait 72 ans. Après Jean-Louis Gasset c’est un autre grand entraîneur et amoureux du football qui nous a quitté.
“Il était un fin technicien. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir les gens hauts placés dans notre milieu qui lui ont rendu hommage. Je pense à Zinedine Zidane ou Robert Pirès. C’étaient des convictions chevilles au corps, quand il a l’intuition. A la mi-temps de Montpellier – Marseille, il dit qu’il y croit, qu’il va gagner 5-4. D’ailleurs, quand on était chez RMC ensemble, quand on débriefait il avait souvent cette faculté d’anticiper les choses, de nous dire certaines choses qui arrivaient une demi-heure ou une heure après. Quand je parle de convictions chevilles au corps, c’est avec une humilité non surjouée. Le fameux ‘Je ne dis pas que j’ai raison, mais je ne dis pas que j’ai tort non plus’. Il savait que la vérité du foot tenait à un fil, il le savait mieux que personne et il ne se revendiquait jamais d’être quelqu’un qui connaissait mieux que tout le monde. Il avait un certain bagout terrible et le verbe haut, un parcours assumé, des finales de Coupe d’Europe. C’est pire qu’un chat Rolland, il avait plus de neuf vies. En fait c’était la famille Rolland. Même les gens qui ne le connaissaient pas, avaient l’impression de le connaître quelque part parce qu’il avait cette familiarité, ce côté populaire qui faisait qu’on se sentait tous proches de lui quand il prenait la parole. On le pleure aujourd’hui, il va beaucoup nous manquer.”
Retranscription Girondins4Ever



