Elie Baup : “Les joueurs, ils se racontent ce qu’ils veulent, mais on n’était pas dans notre élément”
Pour « Valyu média », l’ancien entraineur des Girondins de Bordeaux, Elie Baup, est revenu sur le dernier match de la saison 1998-1999, entre le Paris Saint-Germain et le FCGB (2-3).
« Si c’est la plus belle émotion de ma carrière ? C’est vrai que c’était une grosse émotion. La preuve, ça ne s’est pas représenté. Avec Marseille, on a fini second, vice-champion, et ça ne veut rien dire… Être Champion de Ligue 1, ce n’est pas tous les jours. Quand Marseille marque, on sait qu’il fallait marquer un but, si on marquait on était Champions. Ce n’était pas évident, car émotionnellement, on était contractés. Les joueurs, ils se racontent ce qu’ils veulent, mais on n’était pas dans notre élément. Johan Micoud n’était pas là… C’était vachement difficile émotionnellement parce qu’on savait que si on gagnait on était Champions… Là, il faut le gérer. Mais bon, c’est une saison où le plus beau match qu’on a fait cette saison-là, c’est quand on a reçu Marseille justement. Marseille était premier, et si on les battait à Bordeaux, on devenait leader. On a gagné 4-1 avec un match de football incroyable. C’était le plus beau match que j’ai vécu en tant qu’entraineur ».
Puis, il décrit la semaine avant cette rencontre.
« On a essayé de ne pas créer un sur-événement, déjà que c’est un événement exceptionnel… Mais ce n’est pas évident parce toute la semaine qui précède ce match, il y a les médias, les supporters… Il y a un engouement incroyable. Et pour la plupart, il y a une anticipation sur le fait d’être titré. C’est très dur émotionnellement à gérer, de rester dans sa bulle. Il faut tout mettre en œuvre. Ce n’était pas notre habitude à l’époque mais on s’est entrainé parfois à huis clos. Mais on ne pouvait pas tout changer parce que c’était le dernier match… Au lieu d’avoir à l’entrainement 200 personnes, il y avait 2000 personnes. Rien que ça, ça perturbe le fonctionnement habituel. Donc il faut le gérer, ce n’est pas évident, c’est la difficulté ».


