Jacques d’Arrigo : “A Bordeaux, on était en train de rhabiller la mariée, mais je ne le savais pas, et je faisais partie du package pour ça”
Pour « Serial VC », Jacques D’Arrigo, ancien directeur commercial des Girondins de Bordeaux, s’est remémoré comment il avait mis un pied dans le sport, et plus précisément au FCGB. Mais à la longue, est-ce que le sport business ne l’a dégoûté ?
« Il y a des choses dont tu t’écartes un peu. Je vais moins voir de matches dans les stades. C’est un peu une overdose. Quand tu travailles dans un club pro, tu vois trois à cinq matches par semaine. Tu as les pros qui peuvent jouer deux fois, l’équipe féminine, parfois il y a une actualité avec une équipe de jeunes, et j’ai aussi des fils, donc je vais voir les matches de mes enfants. Cela fait beaucoup de foot dans la semaine. Tu es un peu obligé de regarder ce qui se passe sur les autres terrains de Ligue 1 pour être au courant, cela fait partie de ton métier. Ça ne m’a pas dégoûté, mais c’est vrai que pour aller voir un match, il faut qu’il y ait quelque chose d’un peu atypique ».
Puis, il poursuit.
« Ce qui est sûr, c’est qu’entre le rêve de gamin un peu réalisé… Je me retrouve à rencontrer Nicolas de Tavernost qui était propriétaire du club, dans les locaux d’M6. Quand tu as cette espèce de rêve qui se réalise, Stéphane Martin qui est président du club après 18 années de présidence de Jean-Louis Triaud, et que le club se prépare à être vendu… On était en train de rhabiller la mariée, mais je ne le savais pas, et je faisais partie du package pour ça. Mais effectivement, entre le jour où tu arrives émerveillé dans le stade, où tu vois de l’intérieur les choses… Il y a des côtés magiques, mais il y a des côtés très durs, qui marquent une vie, une vie professionnelle ».


