Jacques D’Arrigo : “Il était temps que je parte des Girondins, parce que l’ambiance était un peu délétère”

    (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport via Getty Images)

    Pour « Serial VC », Jacques D’Arrigo, ancien directeur commercial des Girondins de Bordeaux, a raconté comment cela s’est terminé pour lui au FCGB, avec le rachat du club par les américains.

    « Au bout d’un an, le club est vendu à des fonds d’investissement américains, c’était un LBO, une majorité de dettes, financées par trois fonds d’investissement différents. Tu as le fond qui a eu l’idée, GACP, avec Joe DaGrosa qui est un peu comme John Textor à l’Olympique Lyonnais, un côté cow-boy, qui ne connait absolument rien au foot, mais que je trouvais sympathique par ailleurs. Il a fait fortune en rachetant des franchises Burger King, il a une histoire assez rigolote. Mais celui qui a mis le plus d’argent, c’est King Street, et c’est eux qui positionnent un nouveau président, Frédéric Longuépée. En 2019, il y a une année qui est un peu complexe pour moi parce que j’avais un gros terrain de jeu, je m’occupais de toute la partie commerciale et communication. Au fur et à mesure, il y a eu des recrutements qui ont été faits sur des périmètres que je gérais initialement. J’ai vu mon champ de responsabilités se réduire au fur et à mesure. Il y avait une guerre de clochers entre les fonds d’investissements King Street d’un côté, GACP de l’autre. A la fin de ma deuxième année, je suis partie du club. Et je suis parti notamment parce que j’avais une opportunité qui se présentait à l’UBB, pour être directeur général adjoint. Il était temps que je parte, parce que l’ambiance était un peu délétère entre les anciens salariés de l’ère M6, qui étaient les gardiens du temple un peu, la nouvelle équipe qui arrivait avec des idées de révolution pour faire un peu ce qui avait marché au PSG… Mais ce n’était pas forcément duplicable immédiatement à Bordeaux. Malheureusement, derrière, le club a connu des revers successifs au niveau sportif, jusqu’à la vente du club à Gérard Lopez, qui a entrainé au bout de quelques années de mauvaise gestion une descente en National 2 ».

    Retranscription Girondins4Ever