Souleymane Diawara : “J’ai eu peur à un moment à Bordeaux d’être addict aux sorties, et d’oublier mon métier”
Pour « Sous la surface », l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux, Souleymane Diawara, s’est exprimé sur son besoin de sortir, de faire autre chose que le football… En Gironde, il faillit même en devenir addict.
« C’était un peu besoin, une petite échappatoire. J’avais besoin de sortir. Je crois que je n’ai jamais été aussi nul qu’en étant sérieux. Manger des légumes seul à l’hôtel, ce n’est pas moi. J’ai besoin d’extérioriser. Il y en a, quand ils sont énervés, ils tapent dans un sac de boxe. Moi, c’est sortir. J’ai eu peur à un moment à Bordeaux d’être addict aux sorties, et d’oublier mon métier. Parce que tout allait… L’année où Jean-Louis (Gasset) me dit qu’il faut que je sorte, on gagne des titres, on est Champions… La première fois que je suis sorti, c’était un jeudi… J’ai fait un gros match, donc comme on est superstitieux les footeux, il fallait que je ressorte le jeudi. En plus, c’était la période où je montais en puissance. Il fallait que je sorte tous les jeudis. Alors que c’est n’importe quoi… Sauf que du jeudi au samedi, le jour du match, c’est un peu court… Je prenais goût à sortir, c’était ça le plus dangereux. J’en ai parlé avec ma famille, et j’ai arrêté de sortir la semaine. Mais le week-end si (rires). Mais on gagnait, donc ça va ! J’ai flippé à un moment de devenir addict, parce que j’aimais ça ! Si tu es addict à la sortie et que tu pratiques un sport de haut niveau, ça ne va pas ensemble ».
Puis, il précise.
« C’était boire, et les meufs… Et tu t’amuses aussi, tu es déconnecté. Tu ne penses plus football. Pendant dix heures… Je fais la sieste la journée, je dors beaucoup, je récupère beaucoup. Le soir, ouais… J’ai vraiment flippé à un moment ».


