Olivier Escots (Métropole) : “Permettons à la population et non aux marchands de choisir son nom”
En cette fin de semaine, au conseil de Bordeaux Métropole, a eu lieu le vote du premier budget de la reprise du stade Atlantique en régie par la Métropole. L’élu communiste Olivier Escots s’est félicité de cette marche en avant, évoquant également le naming.
« C’est une grande satisfaction et un plaisir non dissimulé ce budget. Nous disions il y a pile un an que la gestion en régie du grand stade ne devait pas effrayer et qu’au contraire, c’était une opportunité. La gestion publique est une opportunité, d’être audacieux, inventifs, pour développer le sport et la culture, pour générer de nouvelles recettes également. Travaillons à la diversification des usages dans toutes les fonctionnalités du grand stade, avec une ouverture à d’autres sports et structures, à l’évènementiel, l’utilisation des salons, l’animation du parvis également. Travaillons également avec la population pour les projets pouvant faire vivre ce grand stade, mais aussi à en faire une vitrine du sport féminin. Le record d’affluence annoncé pour le match de rugby France-Angleterre en mai est en ce sens un très bon signal. Cet équipement en gestion publique est une chance. Travaillons aussi à ce que ce grand stade prenne toute sa place dans la perspective du développement du nouveau quartier de La Jallère à Bordeaux. Travaillons aussi un modèle public s’affranchissant des dérives du sport business. Nous avons donc un point d’alerte sur le naming. Arrêtons de participer à la marchandisation du sport. C’est terrible, quand on nomme un stade du nom d’une marque, on le transforme en agent publicitaire. L’appel n’a d’ailleurs pas suscité d’offre financière, mais elle a néanmoins permis aux Ultramarines de remettre sur le devant de la scène de lui donner le nom de René Gallice. Nous avions de notre côté évoqué le nom de Nelson Mandela l’an dernier. Il y a en tout cas une opportunité de mener une grande consultation populaire sur le nom du stade. C’est un monument public, le stade de tout le monde. Permettons à la population et non aux marchands de choisir son nom ».
Véronique Ferreira, vice-présidente de Bordeaux Métropole en charges des finances, a répondu sur ce dernier point.
« Je comprends la demande des supporters évidemment, de pouvoir donner un nom au stade. J’avoue que parallèlement, le fait que je m’occupe des finances, pose toujours la question des recettes… Ce sera quelque chose à voir plus tard »


