Albert Riera : “Des papillons dans le ventre, comme lorsqu’on rencontre une nouvelle petite amie”

    L’ancien entraineur des Girondins de Bordeaux et de Cleje, Albert Riera, se confia sur le choix de sa signature en Allemagne, à Francfort.

    « Je suis quelqu’un d’honnête, je dirai toujours la vérité à mes joueurs. Je ne choisirai pas mes mots pour me faire bien voir. J’aime mon métier et je donne toujours le meilleur de moi-même. Être footballeur, c’est le plus beau métier du monde, et être entraîneur, le deuxième. Mes joueurs veulent des solutions et des options, ils doivent savoir ce qu’ils ont à faire – et ils le sauront. Ils sauront quoi faire avec et sans le ballon. Je suis convaincu que mes idées peuvent être utiles et auront un impact, car je leur propose des solutions. »

    Puis, il livra ses premières impressions sur l’environnement de son nouveau club.

     « Nous avons tout ce qu’il nous faut ici, alors il n’y a pas d’excuses. Le ProfiCamp et les installations sont incroyables. Tout le monde semble très motivé. On a l’impression d’avoir des papillons dans le ventre, comme lorsqu’on rencontre une nouvelle petite amie. C’est quelque chose que nous devons préserver, que chacun devrait ressentir. Chaque matin. Pas seulement nous, l’équipe, mais tous les membres du club qui veulent aller de l’avant. C’est le moment de construire quelque chose de bien. »

    L’ancien bordelais évoqua ensuite sa philosophie de jeu.

    « Tout est important. Pour gagner des matchs, il faut exceller dans de nombreux domaines, et c’est la même chose pour faire progresser les joueurs. Nous devons leur donner confiance en leurs capacités, leur force et leur rapidité ; c’est exactement ce qu’ils doivent ressentir. Au football, si vous savez ce que vous avez à faire – comment défendre sur tout le terrain et quoi faire du ballon – alors vous n’aurez aucun problème. Il faut trouver des solutions à chaque situation. Nous avons d’excellents joueurs. Avec la confiance en soi, on peut accomplir de grandes choses. Avec le doute, c’est impossible. Les joueurs ne doivent pas avoir peur de faire des erreurs, mais l’important est d’en faire moins que l’adversaire. Notre jeu repose sur une bonne cohésion, donc nous prendrons des risques, mais uniquement dans les 30 derniers mètres […] J’ai trois règles dans le vestiaire. La première, c’est le respect. La deuxième, c’est de s’entraîner comme on joue. La troisième, c’est : que faire pour l’équipe, avec ou sans le ballon ? C’est ce que j’exige chaque jour. À chaque fois qu’on entre dans cette salle, on fait tout pour gagner nos matchs. En dehors de la salle, on peut parler d’autre chose. »

    Enfin, il conclut sur ses objectifs.

     « La question n’est pas de savoir quels sont les objectifs, mais comment les atteindre. Si nous jouons bien, nous verrons où nous finirons. »