Ludovic Obraniak : “Tu parlais avec Joël Müller, tu signais avec Carlo Molinari. A Bordeaux tu parlais avec l’entraîneur et tu signais avec Jean-Louis Triaud, c’était comme ça”

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    Dans L’Equipe de Greg, Ludovic Obraniak, ancien joueur des Girondins de Bordeaux et maintenant consultant, s’est exprimé sur les directeurs sportifs qui sont arrivés dans le football depuis pas mal d’années maintenant et qui ont beaucoup de poids. Le sujet était : Directeurs sportifs, pourquoi ils sont devenus omniprésents.

    S’il y avait des directeurs sportifs quand j’ai commencé ? Oui. Ça a commencé à arriver mais il y avait beaucoup ce lien président – entraîneur. Avec qui je négociais ? Avec le président ! A Metz c’était Carlo Molinari. Tu parlais avec Joël Müller, tu signais avec Carlo Molinari. A Bordeaux tu parlais avec l’entraîneur et tu signais avec Jean-Louis Triaud, c’était comme ça. Il n’y avait pas ce… ou alors il y avait un directeur général qui s’occupait de l’administratif, de la gestion des contrats. S’il n’était pas dans le sport pur ? Non, moins. Donc maintenant ils ont mis un homme. Si je trouve ça logique ? Oui. Quand t’es président il y a tellement de choses, en plus maintenant les présidents ont les profils où ce ne sont plus ceux qui mettent leur argent, ou très peu. Ce sont des gens qui sont représentants de tels fonds. Donc le fait d’avoir quelqu’un qui soit proche, puis on ne peut pas laisser à l’entraîneur l’entière responsabilité de tout. Rappelez-vous de Galtier, tout ce qu’il avait à gérer en conférences de presse. Luis Campos est lui un directeur sportif plus axé sur les transferts. Vous parliez de gestion d’image et tout ça, l’entraîneur Galtier je me souviens il avait Neymar et il avait des questions sur les sorties de Neymar… Il devait répondre à des questions… Il devait avoir la tête qui fumait. Après il y a des contre-exemples qui marchent mieux, Mathieu Bodmer qui est un excellent directeur sportif qui ne fait pas parler de lui, mais qui est un gros bosseur. Grégory Lorenzi qui pour moi, est un des tops directeurs sportifs de notre championnat, qu’on n’entend jamais et pourtant Dieu sait qu’il a du pouvoir du côté de Brest. Mais c’est quelqu’un qui sait rester à sa place. Je pense aussi à Jean-Louis Leca qui arrive aussi. Je pense que c’est un poste important, je mettrais même un coordinateur sportif puisque vous avez des directeurs sportifs qui ne s’occupent que des transferts. A Marseille c’est assez normal qu’il y ait du monde puisqu’il y a tous les jours quelque chose à gérer.”  

    La Chaine L’Equipe

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