Ibrahim Diarra : “Quand j’étais petit, on me voyait comme un crack, et… Quand tu leur expliques un peu, ils comprennent que je n’ai pas eu de chance”
Pour ACO TV, l’ancien ailier des Girondins de Bordeaux, Ibrahim Diarra, s’est exprimé sur le passage du monde pro au monde amateur.
« Pour moi, ça a été dur mais pas tant que ça. En fait, c’est un peu dans ma personnalité, je m’en fous un peu de tout, je suis nonchalant comme sur le terrain… Mais cela dépend de qui tu as autour de toi car quand tu descends, soit tu en as qui t’enfoncent, soit il y en a qui vont te tirer vers le haut. Malheureusement, dans les clubs où je suis allé, on m’a dit directement ‘ici, tu n’es pas à Bordeaux’. Je venais en paix, pour essayer de me retrouver et de repartir là-haut, et… Tu as des gens qui disent que si tu es revenu là, si que tu es nul… Ils ne connaissent même pas ta vie. Quand j’étais petit, on me voyait comme un crack, et… Quand tu leur expliques un peu, ils comprennent que je n’ai pas eu de chance ».
Comme cette expérience au GOAL FC.
« J’ai été à GOAL FC, et franchement, c’était plutôt calme, paisible. Je n’étais pas en forme physiquement, et c’était pour l’avenir, je signais six mois et en cas de montée c’était en National. J’avais signé fin janvier, on était premiers avec 13 points d’avance. Finalement, on n’est pas montés. J’avais fait six mois pour me remettre en forme, et vu qu’on n’est pas montés, il y a eu un lavage dans le club, et j’en ai fait partie parce que je n’avais presque pas joué. C’est après où ça a été très compliqué ».
L’ancien ailier bordelais raconte qu’il y a souvent eu des jugement des clubs amateurs le concernant.
« Quand on devient pro, on l’a volé à personne… En fait, les gens te jugent sans te connaitre. Même des clubs… Quand tu reviens dans des clubs amateurs, ça te prend de haut directement alors que tu viens juste retrouver du plaisir, car ce plaisir tu le perds. Le goût que j’avais à Bordeaux, quand je vais dans des clubs amateurs, ce n’est plus le même… Des fois, tu en as qui t’aident, et d’autres non. C’est ce qui est le plus dur ».


