Souleymane Diawara se souvient de ce Monaco-Bordeaux, où les Girondins avaient été renversants (3-4)
Pour « L’épopée d’Elo », l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux, Souleymane Diawara, s’est souvenu d’un match en particulier, un certain Monaco – Bordeaux, où les bordelais avaient renversé la rencontre, pour finalement s’imposer en toute fin. Bon, c’est un peu aléatoire au niveau des buteurs, mais il y a le passage sur ce qui s’est passé à la mi-temps qu’il n’avait pas encore raconté.
« Il y a un match contre Monaco, où on perdait 3-0 à la mi-temps… Une mi-temps catastrophique, et Jean-Louis Gasset et Laurent Blanc ont les mots… Des joueurs comme Alou Diarra, Marc Planus, Carlos Henrique… Ils nous ont laissé à la mi-temps, après avoir parlé deux-trois minutes… ‘On ne peut pas faire pire, maintenant vous savez ce que vous avez à faire, on vous laisse entre vous’. On est entre joueurs, et là on se parle… On est remontés à bloc. Au bout de cinq minutes 3-1, et là je me dis qu’il s’est passé un truc et qu’on va gagner ce match… C’est facile de dire ça après, mais il y a des choses qu’on sent… Puis 3-2. On ne fête pas les buts, on récupère le ballon vite, parce qu’on ne veut pas perdre de temps, il faut encore marquer. Vers la fin, on égalise, et il doit rester quelques minutes… Dernier corner, Alou Diarra qui fait quatre mètres de long, 4-3… Il n’y a pas de hasard, on savait qu’on allait remporter quelque chose cette année-là. On s’est dit les vérités dans le vestiaire, même des choses qui font mal, mais c’est positif. Ce sont des choses pour se motiver, avec des phrases qui peuvent faire mal si tu es faible mentalement. Ça peut partir en cacahuète, mais si on dit ça, c’est pour tirer l’équipe vers le haut. Tout le monde l’a bien pris, et grâce à ça, ça a payé. C’est le plus beau match… Mon petit frère aimait bien faire des paris sur nous, et à la fin du match je l’appelle, et il me dit ‘je suis en train de recoller mon ticket’ (rires). Il l’avait déchiré avec ce score de 3-0 à la mi-temps… Avec Bordeaux ce n’est jamais fini… ».


