Paul Bernardoni raconte sa folle journée où il a appris en dernier qu’il allait être transféré aux Girondins

    Pour Histoires de Foot, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Paul Bernardoni, s’est souvenu de son transfert de Troyes au FCGB.

    « J’ai fait 15 matches en Ligue 1. Et quand tu vois comment je suis transféré, le dernier jour… En gros, Cédric Carrasso se fait les croisés contre Nantes si je ne dis pas de bêtises. Mon conseiller m’appelle le 30 janvier, et me dit ‘si tu as le choix entre être numéro 3 à Arsenal et Bordeaux numéro 1, tu fais quoi ?’. Je dis forcément Bordeaux en tant que numéro 1… Je lui demande pourquoi. Il me dit ‘non, comme ça, ça bouge un peu, rien de sûr’. J’explique ça à ma femme, et elle me demande quand je partirais… Bah, demain, car c’est la fin du mercato. Je vois sa tête… Je lui dis que non, ça ne va surement pas se faire. On jouait Nantes le lendemain. J’arrive au club, et tout le monde me félicite. Je me demande ce qui se passe… Le Président venait d’annoncer que j’étais transféré aux Girondins. Quoi ??? J’appelle mon agent, qui me dit que les clubs viennent de se mettre d’accord… En gros, comme financièrement Troyes était vraiment en difficulté, il fallait le faire… Je réponds que j’ai un match ce soir, et on me dit qu’il ne fallait pas que je joue. Je ne pouvais pas lâcher le groupe… On m’a prévenu, en me disant de faire attention à ne pas me blesser… Du coup, tout le monde me félicite, c’est génial, Willy Sagnol doit m’appeler, c’est une journée tellement dingue… Je suis en chambre, je dois faire la sieste, et mon meilleur ami me dit ‘tu arrives à dormir ?’. Non… Il me dit qu’il n’arrivait pas à croire qu’on allait être séparés, parce qu’on était tout le temps ensemble depuis nos 13 ans… J’avais appelé mes parents pour qu’ils viennent, pour m’aider à faire les valises, etc. Ma femme était dans un état… Au final, on fait le match, et après tu dis au revoir à tout le monde… Le lendemain tu es dans l’avion ».

    Et il eut une réflexion justement sur le trajet en avion…

    « Maintenant je le regrette, c’est tellement bête d’avoir pensé comme ça, c’est que dans l’avion je me suis dit ‘si ça se trouve, je ne vais plus jamais rejouer en Ligue 2. Je ne sais pas pourquoi je me suis dit ça… Je signais aux Girondins de Bordeaux, c’était un grand club… maintenant quand j’y repense, je me dis que j’ai été bête de penser ça. Trois mois après j’étais passé numéro 3 à Bordeaux (sourire)… Les choses peuvent aller vite ».

    Retranscription Girondins4Ever