Lilian Laslandes : “‘J’ai vu Laslandes là’. Oui, tu m’as vu, j’avais un peu bu, peut-être, et alors ?! Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? ‘Je décompresse de la semaine’. Bah moi aussi…”
Pour Kampo, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Lilian Laslandes, a expliqué que sa carrière de joueur était indissociable de sa vie d’homme, car il est tout le temps resté lui-même.
« Je ne me suis jamais interdit, à part quand on avait des matches le samedi, de sortir. Mais les garçons dans le vestiaire savaient que si après un match j’avais envie de sortir, je sortais, c’était comme ça. De toute façon, si tu sors la veille d’un match, tu ne peux pas jouer… Les personnes qui imaginent ou inventent ces choses-là, ce sont des menteurs. Une chose vraie, c’est que j’avais besoin de ça, parce que j’ai perdu des personnes chères très tôt aussi, et je vivais pour eux dans ma tête. Je me suis toujours attaché à ça, de vivre les moments que j’avais envie de vivre, sans jamais m’interdire quoi que ce soit. Alors, ça a pu choquer des gens, ‘oui j’ai vu Laslandes là’. Oui, tu m’as vu, j’avais un peu bu, peut-être, et alors ?! Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? ‘Je décompresse de la semaine’. Bah moi aussi… Voilà. Quand on voit des joueurs de rugby aujourd’hui qui font des exploits, et derrière s’amusent entre eux et reviennent sur le terrain travailler… Ils ont vécu un moment ensemble, en famille, avec leur staff… C’est ça pour moi le partage, c’est ça un club. Ce n’est pas juste les joueurs, le coach… Non, c’est aussi le Président, les secrétaires, tout ça… ».
C’est d’ailleurs sa vie en collectivité, en groupe, qui le rend le plus fier dans sa carrière… Les moments vécus.
« Le fait d’avoir partagé tous ces moments, avec tous ces joueurs, d’avoir plein d’amis encore, que ce soit dans les staffs, les bureaux… La chose qui m’a manqué quand j’ai arrêté, c’est de se retrouver tous les jours avec les amis, et juste avant le match, le cercle quand on parle du match ou quand on raconte des fois des conneries. Parce que des fois, on ne parle pas du match (rires). Ca nous est arrivé à Nice avec un jeune, qui stressait. On lui a dit ‘tu as vu la blonde là-bas ?’. C’était pour le déstresser. Des fois, on n’avait pas besoin de plus, c’était un rituel ».


