Ludovic Obraniak : “Si tu es Mason Greenwood, jamais tu te dis ‘merci de m’avoir remis en selle’ ?!”

    (Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

    Sur La Chaine L’Equipe, l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux désormais consultant, Ludovic Obraniak, s’est exprimé sur la fin de saison d’Habib Beye, qui n’a pas réussi son pari à Marseille.

    « J’observe… Alors, j’admets qu’Habib a été parachuté dans une environnement hostile, et peut-être compliqué. Mais la greffe ne prend pas. On le voit. Il y a une confrontation, il y a deux mondes entre un vestiaire qui ne répond plus… Mais en tout cas, ils ont lâché le club. La nouvelle confrontation qui se passe là, avec cette nouvelle mise au vert pour cette semaine… Ils ne sont plus ensemble, ils sont dos à dos maintenant le staff et les joueurs, avec la direction aussi. La mise au vert ne marche plus maintenant. Les joueurs l’ont clairement montré. Greenwood, par exemple, c’est terminé, il n’a plus envie. Il a déclaré officiellement par son attitude sur le dernier match que c’était terminé. Donc la question est de savoir si ça vaut le coup de sauver les apparences ? On pose tous la question de savoir s’il reste, s’il ne reste pas, ‘on ne veut pas changer trois fois d’entraineur’. C’est sauver les apparences. Mais au-delà de sauver les apparences, il y a peut-être un enjeu important, c’est que si l’OM n’est pas en Coupe d’Europe la saison prochaine, tu repars dans un truc, une machine à laver… ».

    Puis, l’ancien bordelais développa sur l’attaquant Mason Greenwood, qui semble peu reconnaissant.

    « Quand Marseille prend Greenwood, c’est une opportunité de marché. Mais tu prends quand même avec toi le vent qui va souffler très fort par rapport à ce qu’il est en terme d’humain et par rapport à ce qu’il a fait, son passif. Mais si tu es Mason Greenwood, jamais tu te dis ‘merci de m’avoir remis en selle !’. Il a fait le job sur les stats, mais… C’est aller jusqu’au bout. Ce club lui a sauvé sa fin de carrière. Il lui a redonné l’opportunité de montrer que c’était encore un bon joueur de foot. Ce n’est pas rien quand même. Il y a un maillot, un club à respecter, l’institution. Je lui demande juste d’aller au bout du truc. Quand tu as signé un contrat et que le club continue de te payer jusqu’au dernier match… ».

    Retranscription Girondins4Ever