Malcom Bokélé : “Je suis à l’OL, mais je me dis que je n’ai rien à voir avec ces mecs-là”

    (Photo by Romain Perrocheau/FEP/Icon Sport)

    Pour « Au cœur du jeu », l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, Malcom Bokélé, a expliqué que son premier “stop” lors de sa carrière est intervenu très tôt, lorsqu’il a intégré l’Olympique Lyonnais.

    « Le premier stop que je me prends, c’est à l’OL. Quand l’OL ne me garde pas, c’est là où je prends un vrai stop. J’arrive à Lyon à 10 ans, après des détections. Quand j’arrive à l’OL, je ne suis pas prêt, même si je ne me dis pas ça sur le coup. C’est une exigence… C’est incroyable. A l’OL, on te fait comprendre à 11-12 ans qu’il faut être prêt. Quand je voyais la mentalité des joueurs qui étaient là depuis un moment, tu sens qu’ils sont déjà conscients qu’ils sont à l’Olympique Lyonnais. Moi, e n’en étais pas conscient ».

    Qu’est-ce qui faisait la différence entre lui et les autres joueurs ?

    « Ce qui m’a impressionné, c’est qu’à chaque début de séance, on devait faire 50 jongles pied droit, 50 pied gauche, et 20 de la tête. Je jonglais, mais le ballon partait partout, alors que les autres étaient à l’aise. Je suis à l’OL, mais je me dis que je n’ai rien à voir avec ces mecs-là. Même moi aujourd’hui, je ne sais même pas comment je suis allé là-bas… Le stop arrive quand ils ne me gardent pas, j’avais 12 ans. Comment je le vis ? Pas mal, parce que j’étais petit, mais je savais que j’étais loin du niveau des autres. Ça fait un peu mal quand même, c’était l’année juste avant de rentrer en Sports Etudes, au collègue… Mais ça m’a plus fait mal pour mon petit frère parce qu’on n’a pas été gardé la même année, mais pour deux raisons différentes. Lui, c’était plus par rapport au comportement. On a quitté la plaine des sports en pleurant… Mais on n’en avait pas conscience ».

    Retranscription Girondins4Ever