Malcom Bokélé : “Après ça, je n’ai plus jamais revu l’équipe professionnelle. Plus un entrainement”

Pour « Au cœur du jeu », l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, Malcom Bokélé, s’est remémoré son passage au FC Metz après celui à Bourg-en-Bresse

« Sans dénigrer Bourg-en-Bresse, j’avais vraiment l’objectif d’aller en Ligue 2. J’avais signé un contrat stagiaire pro d’un an, et je voulais faire une bonne saison avec la réserve pour signer pro. J’arrive au FC Metz, je signe en même temps que mon frère presque. Je fais de super rencontres, ça se passe bien. La prépa se passe aussi bien. En septembre, je m’entraine avec les pros. Là… Je suis quelqu’un, même si ça peut paraitre prétentieux, qui arrive en mode je m’en fous de qui il y a en face de moi. Je m’entraine comme à Bourg quand je découpais les jambes, pareil. Ça se passe bien dans l’entrainement. Farid Boulaya veut faire une frappe, et je tacle. Je prends le ballon, mais il se relève en mode ‘le jeune, premier entrainement avec nous et il fait ça’. Les coaches avaient kiffé, mais ils ne me l’ont pas montré. Grégory Proment qui était le coach, me demande de passer l’après-midi. Il réunit tous les joueurs autour de moi et leur dit que je m’entraine avec eux, que j’avais mis le bon engagement etc. Dans ma tête, je me dis que c’est tout droit… On avait un match amical contre une deuxième division allemande, je joue 25 minutes. On perd, je ne suis pas nul, je ne suis pas au top, je me fonds dans la masse. Je suis dedans… On jouait contre Bordeaux le week-end en Ligue 1, et je me dis que je vais être dans le groupe. Je n’y suis pas, je suis avec la réserve, mais ce n’est pas grave. J’ai fait le match avec la réserve, et après ça, je n’ai plus jamais revu l’équipe professionnelle. Plus un entrainement ».

Quelle est la raison ?

« Jusqu’aujourd’hui, je ne sais toujours pas. On ne m’a pas donné de raison. Je n’ai plus fait un entrainement avec l’équipe professionnelle. On ne m’a rien dit, mais j’ai fait un peu mes conclusions. Il y avait un jeune qui poussait, Equipe de France nanana, et c’est ce jeune-là qui est monté après moi. On avait trois ans d’écart. Il est resté s’entrainer avec les pros tout le temps. C’est parce qu’il était plus jeune… C’est dur dans le foot, car parfois, quand on est coach, comme on est hiérarchiquement au-dessus, si on n’a pas envie de s’expliquer, on ne s’explique pas. Après ça, ça n’a fait que chuter. J’ai vu le changement de comportement chez certains coaches avec moi… On te parle différemment. On te crie dessus, etc… La seule personne qui a été vraiment honnête avec moi, c’est Grégory Proment. Je n’ai travaillé qu’un an avec lui, mais c’est un des coaches les plus honnêtes que j’ai connus. Il est cash, c’est droit dans les yeux. C’est la seule personne qui a pris le temps de me parler ».

Retranscription Girondins4Ever