Alain Roche : “Je sortais du milieu de joueur professionnel, là j’étais dirigeant, mais j’étais néophyte totalement”

    Sur ICI Paris Ile-de-France, l’ancien joueur et directeur sportif des Girondins de Bordeaux, Alain Roche, est revenu sur sa seconde carrière, celle de dirigeant, à commencer par celle de recruteur pour le Paris Saint-Germain (entrée dans la cellule de recrutement en 2003).

    « J’ai trouvé un accord avec les Girondins de Bordeaux, ça ne se passe pas très bien ce départ. Je commence à travailler pour Canal+, Michel Denisot m’appelle pour faire quelques matches. En juin 2003, on m’appelle pour que je devienne responsable du recrutement. Revenir à Paris, où j’ai tous mes amis, et dans le club où j’ai beaucoup gagné et passé les plus belles années de ma vie, j’avoue que je suis plutôt attiré. Quelques jours plus tard, Laurent Perpère m’appelle à 7h30 du matin, me dit que ça ne va pas se faire car il a appris par la radio qu’il était viré. Je lis les journaux et j’apprends que Francis Graille devient le Président du PSG. J’ai appris à connait ce monsieur qui est une personne exceptionnelle. Vahid Halilhodzic arrive, et ils m’ont appelé fin juin pour me dire qu’ils avaient envie que je travaille avec eux. Au départ, on ne se connaissait pas, c’était un peu le gage de l’image du Paris Saint-Germain puisque j’y avais passé 6 ans… C’était bien pour eux. Donc pourquoi pas… Ils m’ont rappelé début septembre, on a trouvé un accord et je suis venu à Paris, comme responsable du recrutement. J’arrivais dans un milieu que je ne connaissais pas du tout, l’apprentissage a été rapide. Je sortais du milieu de joueur professionnel, là j’étais dirigeant, et d’apprendre au milieu de ces gens-là a été très important. Voilà comment ma carrière de dirigeant s’est lancée, mais j’étais néophyte, totalement. En plus il n’y avait aucuns moyens à l’époque… ».

    Qu’a t-il appris sur le tas dans cette fonction ?

    « Il faut apprendre à regarder, pas que la partie technique et tactique, mais les déplacements des joueurs, comment ils se situent, les connexions, les efforts… C’était à l’œil. A l’époque, il fallait se déplacer. Tout est fréquencé aussi. A l’époque, il fallait faire des déplacements dans les pays de l’Est, vous n’aviez pas de GPS, rien… C’était cependant génial. Il faut ensuite aller voir les joueurs pour connaitre leur mentalité, etc. Se créer un réseau avec les agents. C’est un apprentissage ».

    Retranscription Girondins4Ever