Philippe Bergeroo : “Il y avait une statue avec une femme toute nue. Je rentrais sur le terrain après l’échauffement, et je lui touchais les fesses”

    Dans Le Podcast des Légendes, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Philippe Bergeroo, a évoqué son poste de gardien de but, et comment il a fait pour surpasser ce stress qu’il a toujours eu, celui de faire perdre son équipe.

    « J’ai eu la chance de connaitre André Menaut. C’était un prof agrégé d’éducation physique. Quand il avait pris l’équipe à Bordeaux, il nous avait obligé à faire de la relaxation. On allait tous les mercredis dans un asile où il y avait des gens qui étaient en grosse difficulté. On allait faire de la méditation. Moi, ça ne m’allait pas, donc on a essayé autre chose. Je faisais de la méditation transcendantale. Cela me permettait de gérer mon stress. Il ne fallait pas que j’en fasse tous les jours car si j’en faisais tous les jours, si je prenais des buts, je n’en avais rien à faire en fait… Le matin à 11 heures, le jour du match, cela m’enlevait le stress, mais ça ne m’enlevait pas l’agressivité. Et ça, je l’ai toujours gardé, même maintenant. Pratiquement tous les jours encore aujourd’hui je médite, oui. Ça me calme. Des fois, je médite tellement bien que je m’endors (rires) »

    Dans le même registre, est-ce qu’il était superstitieux ?

    « Un petit peu quand même. C’est vrai qu’une fois, il y avait une statue derrière le stade de Bordeaux, le stade d’échauffement. Il y avait une statue avec une femme toute nue. Je rentrais sur le terrain après l’échauffement, et je lui touchais les fesses. Et un jour, j’ai oublié de le faire, j’ai eu une double fracture tibia-péroné. Je n’ai plus jamais oublié après de le faire… C’était un petit rituel ».

    Retranscription Girondins4Ever