Meilleur ami, plus grande fierté, héritage, regret, Zidane, Trésor, meilleur souvenir, club de cœur Les réponses de Philippe Bergeroo

(Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

Dans Le Podcast des Légendes, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Philippe Bergeroo, a répondu à plusieurs questions sur sa carrière, un peu comme le fait L’Equipe chaque semaine et des interviewes dénommées “Paroles d’Ex”.

Ses meilleurs amis dans le foot

« Raymond Camus avec qui j’ai joué à Bordeaux, parce qu’on était de la même région, et on s’affrontait quand on était jeunes ».

Ce que le foot lui a donné et pris

« Le foot m’a donné une passion que je ne connaissais pas, parce que j’étais rugbyman. Et il m’a enlevé la tranquillité. Quand tu es joueur ça va encore, mais quand tu es entraineur, c’est un stress quotidien ».

Sa plus grande fierté sur sa carrière

« Déjà, la durée. J’ai été blessé : une jambe cassée, une côte cassée, un genou un vrac… Mais le fait d’avoir vécu de ma passion, c’est ça le plus important ».

L’héritage qu’il laisse au foot

« Un gars humble, qui est correct, avec ses qualités et ses défauts. Mais j’ai toujours essayé d’être correct ».

Son plus gros regret

« C’est ma fracture de la jambe, tibia-péroné, à Bordeaux. J’avais une vilaine fracture et on avait dit que j’allais certainement être obligé d’arrêter ma carrière. Ca a été très difficile. En plus, je venais d’être sélectionné… J’avais 22 ans, j’étais tout jeune. J’ai mis huit mois pour revenir. J’avais des plaques métalliques… Même les jours d’orage, je ne pouvais pas sortir, avec la foudre… (rires) ».

Platini ou Zidane ?

« Si je dois choisir un des deux dans mon équipe ? Je choisis Zidane parce que c’est un joueur qui fait jouer l’équipe. Platini était capable sur 30m de faire des choses extraordinaires, et il avait une vitesse de démarrage exceptionnelle. Mais en esthétique et tout, je préfère Zidane ».

Le meilleur défenseur central avec qui il a joué

« J’ai eu la chance de jouer avec Marius Trésor, même si ça n’a pas été longtemps. Uniquement sur quelques matches en Equipe de France. Et c’était vraiment un monument ».

Son meilleur souvenir dans le foot

« Ma sélection quand j’ai entendu la liste pour la Coupe du Monde 86. On allait jouer à Nancy, j’étais dans le bus, et ils ont annoncé la liste. Mais je n’avais pas entendu le nom de Jean-François Domergue, qui était juste derrière moi dans le bus. Je n’ai rien dit, je n’ai pas osé me retourner. Je ne pouvais pas sauter de joie avec le collègue qui était derrière ».

Son club de cœur

« C’est Saint-Jean-de-Luz pour la camaraderie, parce que c’était les cadets, et on n’avait perdu qu’un seul match dans l’année. Après, je vais faire une réponse de normand. Lille pour le public, les gens du Nord sont gentils. Qu’est-ce qu’ils sont gentils. Et puis Toulouse pour les résultats, parce qu’on était troisième au classement, on a été en demi-finale de la Coupe, on a quand même joué Naples… Une très bonne équipe, une équipe aussi qui rigolait ».

Retranscription Girondins4Ever