Benoit Trémoulinas : “Ça m’a coûté pas mal d’argent et ça a duré quasiment un an et demi. Et au bout d’un moment, il faut dire stop”
Pour « Eden Stories », l’ancien latéral des Girondins de Bordeaux, Benoit Trémoulinas, a évoqué sa fin de carrière de joueur professionnel, à Séville. Un moment où il ne s’imaginait pas que tout était terminé.
« Le fait de ne pas maitriser sa fin de carrière, ça a été dur. En ce moment, il y a pas mal de joueurs qui n’ont plus peur de parler, qui disent qu’après la fin de carrière peut arriver la dépression. Car certains n’ont plus l’adrénaline du match, certains ne savent plus quoi faire. Cette dépression chez moi est arrivée peut-être un peu plus tard, parce que ma dernière année à Séville, où je ne m’entraine pas, où je suis en fin de contrat, ils ne me renouvellent pas. Je deviens chômeur, et malgré tout j’ai ma première fille qui arrive. En mai 2017, ma fille arrive, et en avril, je dis au club que mon genou est mort, et je leur demande de me laisser partir à Bordeaux, parce que je sais qu’ils ne vont pas me renouveler… Ma fille naissait dans un mois. Le club me dit ‘merci Benoit, merci pour tout ce que tu as fait, on te libère’. Donc je rentre à Bordeaux et ma fille nait en mai 2017. Là, tu es dans l’incertitude totale. Mais peut-être pas non plus… Parce qu’à cette période il y a un peu d’euphorie, et je me dis que je ne vais pas lâcher, je vais me faire opérer de nouveau, je vais prendre un kiné personnel, un préparateur personnel… Ça m’a coûté pas mal d’argent et ça a duré quasiment un an et demi. Et au bout d’un moment, il faut dire stop. Et fait, après tout ce temps passé, mon genou n’allait plus si bien, et quand vous arrêtez un an, deux ans, quasiment trois ans, vous n’avez plus le même rythme, les mêmes capacités physiques, et à un moment donné il faut faire un choix ».
