Maxence Lacroix : “Quand tu viens d’une campagne de 400 personnes, que tu arrives à Bordeaux et que tu ne sais pas prendre le tramway… tu es obligé de changer”
Il n’est pas passé par le centre de formation des Girondins de Bordeaux, mais Maxence Lacroix, ayant passé sa jeunesse en Dordogne, est de Nouvelle Aquitaine, et a déjà croisé en jeunes Jules Koundé et Aurélien Tchouaméni, qu’il retrouve avec le groupe France pour cette Coupe du Monde.
Originaire du Val de Marne, c’est par sa mère Corinne, médecin, qu’il déménagea à Ajat, en milieu beaucoup plus rural. Il commença à l’âge de 4 ans au FC Thenon Limeyrat Fossemagne et finalement, ça l’a tout de même conduit au football professionnel, après un passage à Trélissac (par qui il fut repéré à 12 ans). Il se remémora la suite, auprès de L’Equipe.
« Celui qui vient d’un milieu urbain et celui qui vient d’un milieu rural n’ont pas les mêmes opportunités. Tu n’as pas la possibilité de montrer ton talent ni même d’avoir accès à des infrastructures correctes. C’est plus complexe que si tu viens de Paris, où tu peux jouer dans des centaines de clubs. Je n’ai jamais vraiment pris conscience de tout ça jusqu’à mon arrivée au pôle Espoirs de Talence […] Au départ, j’étais un peu timide mais j’ai dû me faire violence. J’ai dû aller chercher quelque chose qui ne faisait pas partie de mon caractère à la base, mais qui faisait partie de mes racines. En allant dans ce milieu, tout est ressorti. J’ai compris qu’il ne fallait pas se laisser marcher sur les pieds et ça m’a changé. Quand tu viens d’une campagne de 400 personnes, que tu arrives à Bordeaux et que tu ne sais pas prendre le tramway… tu es obligé de changer ».
