Fernand Tchouaméni : “Très tôt, il parlait déjà de préparation mentale, de régime alimentaire, d’avoir une attitude très, très professionnelle”
Dans L’Equipe, le père d’Aurélien Tchouaméni, Fernand, s’est remémoré son début de carrière aux Girondins de Bordeaux, et notamment une blessure lors d’un duel entre son fils et Jaroslav Plasil, le milieu tchèque.
« Ce ne fut pas facile pour lui. J’habitais Lyon et j’ai dû me rendre à Bordeaux. Ce sont vraiment les premiers moments où il a dû apprendre à gérer la frustration et surtout la patience. Lui n’avait qu’une chose en tête, c’était rejouer. Mais il fallait prendre une décision importante. Cette blessure pouvait se soigner avec le temps, avec une incertitude sur la durée, ou on pouvait choisir l’opération. On a passé toute la nuit à discuter. Le lendemain, on est allés voir un chirurgien spécialiste du pied avec lequel on a échangé pendant trois heures. À la sortie de cette réunion, on est retournés à l’hôtel et je lui ai dit : “Aurélien : il vaut mieux opérer.” Il a pris quelques minutes de réflexion. Qui disait opération, disait trois à quatre mois d’arrêt. Et lui avait en tête l’Euro U19. Je lui ai dit : “Oublie l’Euro. Réfléchis. Ta décision, on l’acceptera.” Au bout de quelques minutes, il m’a répondu : “OK papa, opération.” ».
C’est son caractère que son père ressort.
« Très tôt, il parlait déjà de préparation mentale, de régime alimentaire, d’avoir une attitude très, très professionnelle. Les préparateurs mentaux, les nutritionnistes, c’est quelque chose qu’il a mis en place à 19, 20 ans. Cette blessure lui a appris à gérer les moments difficiles. »
