Yann Fossurier : “Le recours devant le CNOSF, on est à la limite du détournement de procédure”

Yann Fossurier, grand reporter chez France Télévisions, et qui a suivi notamment Gérard Lopez au LOSC – et jusqu’à aujourd’hui – s’est exprimé sur celui qui est encore le Président et Propriétaire des Girondins de Bordeaux.

“Il y a 5 ans Lopez venait d’être dégagé du LOSC par ses créanciers car il ne parvenait pas à rembourser ses crédits. Le profil du “sauveur” était connu. A Lille, les créanciers lui ont sauvé la mise une première fois à l’été 2018. Puis Campos, en bâtissant une très belle équipe avec un encadrement budgétaire. Puis c’est reparti dans les dépenses incontrôlées et les créanciers ont dit stop. Donc à Lille, les créanciers ont su gérer le bonhomme. Mais à Bordeaux, les politiques, les instances, le tribunal de commerce lui ont tout cédé. Au détriment des salariés licenciés, des créanciers et fournisseurs non payés… tout ça pour “sauver” un nom du foot français”.

Le journaliste poursuit sur la personnalité et le mode de fonctionnement de Gérard Lopez.

“Lopez a le comportement du joueur de casino qui perd à chaque fois, mais pense qu’il peut se refaire. Il a aussi longtemps espéré que quelqu’un vienne sauver ses affaires, comme Renault avec Lotus. Au final Lopez a fini par jouer perdant-perdant… à trop espérer vouloir récupérer tout ou partie de sa mise, il a embarquer le club dans sa déconfiture. On ne gère pas pas un club de foot seulement par des coups, des combines et du bluff […] C’est un parieur, un type qui fait des “coups”. Parfois ça marche, parfois non. Un profil d’investisseur mais pas d’entrepreneur, au sens de diriger une entreprise”.

Enfin, il conclut sur le recours déposé par les Girondins de Bordeaux au CNOSF.

“Le recours devant le CNOSF, on est à la limite du détournement de procédure. Ce n’est pas fait pour donner un sursis pour tenter de boucler à l’arrache, une reprise ou un tour de table. Cette “méthode” et la complaisance des instances n’ont fait que nourrir cette dégringolade depuis 5 ans. Et je ne parle même pas du torpillage du “plan de continuation””.