Marouane Chamakh : “Tout était aligné pour que j’arrive du centre de formation au titre de 2009. Bordeaux, c’est ce qui a fait ce que je suis aujourd’hui”
Sur « B-Story », l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Marouane Chamakh, a répondu à la question de savoir s’il avait fait des sacrifices plus jeune, au centre de formation notamment.
« C’est un parcours fait de pièges… le foot n’a pas trop évolué, mais il y a beaucoup de choses en dehors qui peuvent soit te nuir, soit t’apporter quelque chose de positif. Mais à l’époque ce n’était que le terrain. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là, et j’en suis fier même si je sais que je peux avoir un autre parcours en tant qu’entraineur ».
Puis, il poursuit.
« Ça ne peut pas fatiguer un jeune, ce n’est pas possible ça. Avec la foi, la volonté, j’ai toujours cru en moi, même si… J’ai peut-être un parcours normal, mais je suis arrivé plus tard que les autres, j’arrivais de la campagne, le temps de me faire repérer… Après, tout est allé vite au centre de formation. Mais c’était un rêve déjà, juste d’intégrer un centre. J’envoyais des lettres à des clubs juste pour faire un essai… Et il s’est avéré que deux ou trois mois après… Une fois au centre de formation, je me disais que si j’arrivais pro, même en D2… J’aurais signé déjà. Le centre de formation, ce n’était que du bonheur, mais aussi beaucoup de travail. Je voulais être pro, et dans l’élite, jouer la Ligue des Champions, intégrer la sélection… mais en étant pragmatique, je voulais faire les choses bien, sans me mettre trop de pression. J’ai vu des joueurs passer à Bordeaux et être prêtés, j’aurais pu être de ceux-là. Il s’est avéré que j’ai eu des moments où j’ai même failli quitter les Girondins jeune, à 16-17 ans, mais je pense que tout était aligné pour que j’arrive du centre de formation au titre de 2009. C’était irrationnel pour mes parents de se dire que je pouvais vivre du football. Il y a eu beaucoup d’argent après les années 2000… Quand j’ai intégré le centre, que j’étais nourri et logé, ma mère ne comprenait pas… Quand Valence est arrivé avec un chèque… Ma mère ne comprenait pas que mon père après un mois de travail il arrivait avec un montant X, et que moi à Valence ils me proposaient tant… Mes parents m’ont encouragé car ils savaient qu’à partir du centre de formation c’était sérieux, que je pouvais en vivre et peut-être très bien ».
Et aujourd’hui, le FCGB représente toujours quelque chose de fort pour lui.
« On m’a tout donné là-bas, on m’a mis bien. On m’a mis dans les meilleures conditions, j’avais ma famille aux alentours, j’étais très bien entouré. C’était le club, la base, qui pouvait me donner un nom, me faire vivre pratiquement pour toute une vie, me donner l’opportunité de rejoindre la sélection. C’est l’élément déclencheur. Bordeaux, c’est ce qui a fait ce que je suis aujourd’hui ».
