[Anniversaire] Passé par les Girondins, Slavoljub Muslin fête son anniversaire ce 15 Juin. Ben Mohamed Abdesselem, Guy Meynieu et René Fleurian auraient également fêté leurs anniversaires

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un ancien passé par le club des Girondins de Bordeaux : Slavoljub Muslin. Slavoljub fête ses 72 ans ce 15 Juin. L’occasion de retracer son parcours au club. A noter que Ben Mohamed Abdesselem, Guy Meynieu et René Fleurian auraient également fêtés leurs anniversaires.

    Slavoljub Muslin

    • Slavoljub Muslin, entraîneur, au club entre 1995 et 1996, 42 matchs

    Ancien joueur professionnel émigré en France en 1991, Slavo Muslin fréquenta des clubs de seconde zone comme Lille, Brest ou Caen. Une fois les crampons raccrochés, il s’orienta vers la carrière d’entraîneur.

    Après des débuts à Brest, il connut une période d’inactivité avant de signer au FC Pau en novembre 1991. Il resta 3 saisons et demi en Béarn avant d’être recruté, à la surprise générale, par les dirigeants bordelais. Une occasion inespérée pour lui de revenir dans le circuit professionnel…

    Venu remplacer Eric Guérit qui lui-même avait succédé à Toni, le technicien serbe arriva en Gironde avec une seule année de contrat mais avec des ambitions élevées dans le style de jeu qu’il comptait inculquer à son équipe.

    Débutant la saison très tôt avec la Coupe Intertoto, il connut une première partie de saison très compliquée. Jugé pas assez dirigiste ni respecté par ses joueurs, il était remis en question par Alain Afflelou. L’élimination en Coupe de France face à Toulon fut la goutte d’eau de trop. Le président bordelais lui retira les rênes de l’équipe première alors que les Girondins étaient qualifiés pour les quarts de finale de la coupe de l’UEFA, face au Milan AC. On connaît la suite… sous la houlette de Gernot Rohr.

    Slavo Muslin, quant à lui, resta au sein du club jusqu’à la fin de la saison, puisqu’une clause de son contrat (de un an) prévoyait que s’il devait être relevé de ses fonctions en cours de saison, le club avait pour obligation de le conserver dans son staff technique, à la formation.

    Il rebondit la saison suivante au RC Lens.

    Ben Mohamed Abdesselem

     

    • Ben Mohamed Abdesselem 15/06/1926-07/1965, avant-centre, au club entre 1952 et 1955, 88 matchs et 53 buts

    Avant-centre très puissant, il possédait une frappe de balle redoutable. Bon techniquement, il ne bougeait pas beaucoup sur le front de l’attaque mais il mettait les défenses adverses au supplice grâce à ses qualités athlétiques. Mais son impulsivité lui jouait parfois des tours tout comme son irrégularité. En effet, il avait l’habitude d’alterner le meilleur et le pire dans une même rencontre…

    Venu en 1952 du Maroc comme Ben M’Barek, Ben Mohammed, plus connu sous le nom d’Abdesselem s’imposa rapidement à la tête de l’attaque des Girondins, en remplacement d’Henri Baillot parti à Strasbourg.

    Il ne resta que trois saisons en Gironde mais ce furent des saisons pleines. Considéré comme l’un des meilleurs attaquants de l’époque, il décrocha une sélection en équipe de France, en 1953 dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du Monde 1954.

    Après la finale perdue de Coupe de France contre Lille (2-5) en 1955, il quitta les Girondins. Il poursuivit son parcours en France au Nîmes Olympique durant deux ans avant de mettre un point final à sa carrière.

    Un joueur de tempérament

    Lors d’un match contre l’OM en février 1954, Abdesselem n’hésita pas à décrocher un coup de pied volontaire à son adversaire marseille, Johansson. Une bagarre s’en suivit et les deux joueurs furent expulsés.

    Cet épisode pris parmi d’autres met en lumière le tempérament irascible et impulsif du Marocain qui souffrait d’une image assez déplorable dans le milieu du football. Il était régulièrement convoqué par la commission de discipline du Groupement (ex-LFP).

    D’ailleurs en août 1956, alors qu’il portait le maillot du Nîmes Olympique, il perdit complètement ses nerfs face aux provocations des défenseurs toulousains Pleimelding et Cahuzac. Expulsé, il asséna une gifle à l’arbitre, M. Harzig, ce qui lui valut une suspension de deux ans pour “agression caractérisée” et la fin de sa carrière professionnelle en France.

    Guy Meynieu

     

    • Guy Meynieu 15/06/1922-29/05/2015, ailier droit, au club entre 1943 et 1945 puis entre 1949 et 1954, 161 matchs et 29 buts

    Attaquant intelligent et efficace, Guy Meynieu brillait dans son couloir droit. A la fin de sa carrière, il recula d’un cran pour occuper un poste d’arrière latéral, toujours sur le flanc droit de son équipe.

    Guy Meynieu commença sa carrière de footballeur durant la Seconde guerre mondiale dans les rangs du club du BEC avant d’être sélectionné dans l’équipe fédérale Bordeaux-Guyenne en 1943. Il fut par la suite licencié aux Girondins une saison (1944-1945) avant de quitter sa ville natale pour jouer à Toulouse puis à Lyon, avant de revenir aux Girondins en 1949.

    Une excellente décision puisqu’il participa à l’obtention du premier titre de champion de France en 1950. La place de vice-champion et de finaliste de la Coupe de France en 1952, suivi de deux 3ème position au championnat confirmèrent la belle carrière qu’il accomplit en Gironde.

    Il quitta les terrains de foot en 1954 pour devenir conseiller fiscal et juridique. Mais le football ne resta jamais bien loin de sa vie puisqu’il entraîna notamment le FC Libourne. Son fils Francis prit également le relais dans les années 70 en portant le maillot frappé du Scapulaire, devenant même international A.

    L’épopée avec le BEC

    L’année 1943 fut une belle année pour le Bordeaux Etudiants Club qui enrichit son palmarès avec un 1/4 de finale de la Coupe de France, un titre de champion de DH et une Coupe d’Aquitaine.

    Fondé en 1897, le BEC vivait dans l’ombre des Girondins mais fournit, outre Guy Meynieu et son fils Francis, Alain Roche aux Marine et Blanc.

    René Fleurian

    • René Fleurian 15/06/1919-18-09-2002, milieu, au club entre 1938 et 1939, aucun match

    Venu du FC Bordeaux en 1938, René Fleurian porta les couleurs des Girondins de Bordeaux avant de rejoindre le Racing Paris. Reconverti entraîneur, il fut un conseiller technique régional très apprécié à La Réunion.

    Il était également le père de l’ancien joueur de tennis, Jean-Philippe Fleurian.