[Anniversaire] Passé par les Girondins, Henri Duhayot fête son anniversaire ce 25 Mars. Brahim Zahar, Jacky Simon et Roger Moy l’auraient également fêté
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’un ancien passé par le club des Girondins de Bordeaux : Henri Duhayot. Henri fête ses 81 ans ce 25 Mars. L’occasion de retracer son parcours au club. A noter que Brahim Zahar, Jacky Simon et Roger Moy auraient également fêtés leurs anniversaires.
Henri Duhayot

- Henri Duhayot, avant-centre, au club entre 1962 et 1966 puis entre 1967 et 1968, 38 matchs et 10 buts
Souvent remplaçant, Henri Duhayot possédait un tempérament de feu qui lui permettait d’accomplir des entrées en jeu toujours fracassantes, notamment grâce à des qualités athlétiques intéressantes.
Venu de l’AS Gironde où il fit ses premiers pas sous la conduite, notamment, de René Gallice, Henri Duhayot concilia pendant ses premières années des études en pharmacie et une carrière de joueur de Première division. Au sein d’une équipe bordelaise très performante dans le courant des années 60, il ne joua que quelques matches, la concurrence étant très rude. Néanmoins, il demeure dans les mémoires des supporters bordelais, comme un remplaçant qui marquait très souvent quand il rentrait en jeu.
Il fut prêté à l’AS Angoulême, en 1966-1967 avant d’y être transféré définitivement en 1968. Ce fut en Charente, lors de son prêt, qu’il connut son heure de gloire. Lors d’un quart de finale de la Coupe de France 1967, il inscrivit un doublé contre Lens qui propulsa le club en demi-finale. Au tour suivant, face à Lyon, Angoulême fut éliminé… au tirage au sort après trois matches nuls.
Devenu pharmacien, cet enfant du Sauternais se passionna pour la viticulture et devint actionnaire de différents châteaux de la région.
Le 12ème homme le plus célèbre de France
La destinée d’Henri Duhayot était décidément liée à la Coupe de France. Après son épopée avec Angoulême la saison précédente, il entra dans l’histoire en 1968, lors de la défaite des Girondins face à Saint-Etienne. En effet, il fut le premier joueur remplaçant à rentrer dans une finale à la place de Ruiter. Jusque-là les remplacements étaient interdits.
Brahim Zahar

- Brahim Zahar 25/03/1935-20/11/2012, avant-centre, au club entre 1961 et 1963 puis entre 1964 et 1965, 34 matchs et 16 buts
Attaquant de grande taille, il possédait une détente hors norme. Tueur dans la surface, il disposait d’un jeu de tête et d’un sens du but inné. Doté d’une bonne technique, il possédait une bonne frappe des deux pieds.
Né à Casablanca, Zahar Brahim frappa ses premiers ballons sur les terrains vagues du quartier de Derb Soltane. A 14 ans, il signa sa première licence à l’Union sportive athlétique, club disparu de Casablanca.
Ses qualités lui valurent d’être rapidement surclassé chez les seniors. En 1953, il signa ensuite à l’US Marocain, le club rival. Il y resta deux ans avant de tenter, en 1955, l’aventure en métropole. Stagiaire au RC Paris, il intégra rapidement les rangs professionnels du club parisien. En 1958, il fut prêté à Besançon avant de rejoindre Alès.
En 1960, il retourna à Paris mais cette fois-ci sous les couleurs du CA Paris, club de Deuxième division. En septembre 1961, il atterrit aux Girondins, également pensionnaires de D2. À la pointe de l’attaque bordelaise, il prit une part importante dans la montée en D1.
Après un intermède bastiais, il retourna pour une saison en Gironde. Il termina sa carrière à Béziers.
À sa mort, le club lui rend un hommage vibrant en affirmant qu’il avait « inscrit son nom à tout jamais dans la grande histoire du Club au Scapulaire ».
Jacky Simon

- Jacky Simon 25/03/1941-05/12/2017, milieu gauche, au club entre 1968 et 1970, 75 matchs et 19 buts
Joueur au petit gabarit, Jacky Simon était considéré comme l’un des milieux offensifs les plus complets de sa génération. Intelligent et créatif, mais doté d’un caractère de cochon, il était un excellent dribbleur. Très adroit devant le but, il possédait également un caractère de teigneux sur le terrain. Il fut souvent comparé à Alfredo Di Stefano… Une référence !
Jacky Simon débuta le football en poussins au sein du petit club normand de l’UST Equeurdreville. Entraîné par un père très exigeant, il voulait évoluer gardien de but mais ne reçut pas l’autorisation paternelle. Il signa ensuite en D2 à Cherbourg avant de rejoindre en 1963 le FC Nantes. Il ne le regretta pas puisqu’il remporta deux titres de champion de France en 1965 et 1966, au nez et à la barbe des Girondins de Bordeaux. À l’aise dans le système mis en place par José Arribas, il découvrit également l’équipe de France, en 1965 : il était le premier Nantais à jouer chez les Bleus. Meilleur buteur et meilleur joueur du championnat 1965, il laissa une trace indélébile sous le maillot des Canaris.
En 1968, les dirigeants bordelais parvinrent à le débaucher, à la surprise générale, en espérant qu’il permette aux Girondins, enfin, de doubler leur concurrent nantais. Hélas, malgré les 15 buts de Simon, intronisé capitaine, ils finirent vice-champion de France, cette fois-ci derrière Saint-Etienne. Ils perdirent également une nouvelle Coupe de France face à l’OM, une rencontre au cours de laquelle il donna l’impression d’errer comme une âme en peine. Même si le succès continuait à fuir les Girondins, ces derniers adoptèrent, notamment grâce à l’apport de l’ancien Nantais et du nouvel entraîneur Bakrim, un style de jeu très différent. Simon apporta une touche technique à cette grande équipe de tempérament qu’était la formation d’Artigas.
Lors de sa deuxième saison, Jacky Simon connut un sacré passage à vide, ne marquant qu’à 4 reprises. Au sein d’un effectif largement modifié avec le départ de vieux briscards comme Chorda, Calléja ou Baudet, il n’arriva pas à trouver sa place au sein d’un collectif où il était chargé, pour la première fois de sa carrière, de marquer un adversaire direct.
Alors qu’il s’était entendu oralement pour prolonger son aventure en Gironde avec M. Boignères, président du comité de gestion, il fut poussé vers la sortie par le duo Swiatek–Gallice, revenu aux affaires. Il quitta alors les Girondins à l’issue de cette saison décevante pour se lancer un nouveau défi au Red Star. Après 3 années du côté de la banlieue rouge de Paris, il retourna dans sa région natale, ne voulant pas s’éterniser dans le milieu du football professionnel.
Un coup de tonnerre
Le passage de Jacky Simon du FC Nantes aux Girondins de Bordeaux fut comme un coup de tonnerre dans le football français., d’autant plus qu’il intervint juste avant la clôture des transferts, le 14 août 1968. Le bon Nantais passant chez les méchants Bordelais, le raccourci fit le bonheur des journalistes français.
Il quittait Nantes pour des raisons financières, le club breton connaissant des difficultés qui poussèrent le joueur à demander son transfert à Bordeaux.
Maître à jouer des Canaris, il n’était absolument pas sur le déclin mais bien en possession de tous ses moyens. Il devint instantanément le grand patron de l’équipe bordelaise grâce à son jeu simple et dépouillé.
Victime de la vindicte des supporters bordelais lorsqu’il venait au Parc Lescure avec le FCNA, Jacky Simon renversa l’opinion des fans des Girondins.
Roger Moy

- Roger Moy 25/03/1937-24/10/2007, ailier droit, au club entre 1961 et 1963, 43 matchs et 7 buts
Joueur de tempérament, Roger Moy n’avait qu’une technique rudimentaire qui le rendait parfois brouillon. Souple et adroit, il évitait remarquablement les chocs. Doté d’une excellente pointe de vitesse, il était puissant et redoutable. Plus à l’aise sur le flanc gauche de l’attaque, il fut souvent contraint de s’exiler sur l’aile droite en raison de la concurrence avec Robuschi.
Formé à l’US Forbach, Roger Moy rejoignit ensuite Roubaix-Tourcoing avant de signer aux Girondins en 1961. Joueur d’appoint dans l’effectif marine et blanc, il prit part modestement à la remontée du club en Première division, en jouant 21 matches et en marquant 4 buts.
La saison suivante, il découvrit la D1 en disputant 17 matches (2 buts). Il retourna dans la région d’origine pour continuer sa carrière à Nancy, sous forme de prêt.
Il ne revint jamais à Bordeaux puisque la saison suivante, il fut à nouveau prêté, au Red Star cette fois-ci, qui quelques mois plus tard l’acheta définitivement, en décembre 1964.



