[Anniversaires] Marouane Chamakh fête son anniversaire ce 10 Janvier, tout comme Christian Montes, Issam Ben Khemis et William Ayache
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de quatre anciens passés par le club des Girondins de Bordeaux : Marouane Chamakh, William Ayache, Issam Ben Khemis et Christian Montes. Marouane fête ses 42 ans, William ses 65 ans, Issam ses 30 ans et Christian ses 84 ans ce 10 Janvier. L’occasion de retracer leurs parcours au club, notamment grâce à Girondins Rétro. A noter que Ruben Kutran et Athanasio Rodriguez auraient également fêté leurs anniversaires. Actuellement Issam évolue à Epinal (National 2).
Marouane Chamakh
- Marouane Chamakh, avant-centre, au club entre 2000 et 2010, 301 matchs et 74 buts
Marouane Chamakh était un attaquant qui pesait sur les défenses adverses. Son jeu de tête était excellent (41 buts sur 74) tout comme son jeu en remise. Rapide, il était très mobile sur tout le front de l’attaque et possédait une technique individuelle bonne, sans être exceptionnelle. Enfin, il manquait parfois de réalisme devant le but.
Né à Tonneins, Marouane Chamakh est un enfant du Lot-et-Garonne. Il a défendu les couleurs de 3 clubs de ce département : Aiguillon, Nérac et Marmande. Ce fut dans ce club qu’il se fit remarquer dans la catégorie U15, remportant de nombreux tournois.
Dès lors, son nom était coché par les recruteurs des Girondins. Arrivé à 16 ans à Bordeaux, il débuta avec les moins de 17 ans régionaux. Mais ses excellentes prestations sous les ordres de Marius Trésor lui valurent d’intégrer rapidement les U17 nationaux. Avec cette équipe, il disputa la finale de la Coupe nationale en 2001. Surclassé dès sa première année, il connut une progression rapide, au point d’intéresser déjà des clubs étrangers.
En 2002, il partit faire un essai au FC Valence mais Patrick Battiston, directeur du centre de formation, le rattrapa par le col du maillot. Elie Baup décida alors de le lancer chez les professionnels en janvier 2003, à tout juste 19 ans.
Mais ce fut Michel Pavon qui l’installa à la pointe de l’attaque bordelaise. Révélation de la CAN 2004 avec le Maroc, il s’imposa définitivement en L1 et devint un élément-clé des Girondins. Lors du marché estival 2005, il fut tenté d’engager un bras de fer avec ses dirigeants pour rejoindre Lyon. Mais Jean-Louis Triaud ferma la porte à double tour et le jeune attaquant devint un joueur indispensable des Girondins sous les ordres de Ricardo, puis de Laurent Blanc. Il remporta la Coupe de la Ligue en 2007 et participa très activement au doublé championnat-coupe de la Ligue en 2009.
Comme pour ses partenaires, la saison 2009-2010 fut contrastée : excellente jusqu’à la trêve hivernale, elle finit en eau de boudin…
Dès lors, il annonça qu’il allait poursuivre sa carrière en Angleterre, sous les couleurs d’Arsenal. Un départ qui fit beaucoup de bruit car, en fin de contrat, Marouane Chamakh ne rapporta pas d’indemnités de transfert à son club formateur.
Le feuilleton Chamakh
Après l’obtention du titre de champion de France en juin 2009, Marouane Chamakh fit l’objet de nombreuses propositions de clubs étrangers. Sous contrat jusqu’en 2010, il espérait plus ou moins secrètement s’envoler vers d’autres cieux.
Les dirigeants bordelais escomptaient eux un transfert à hauteur de 10 M€ minimum. La Juventus (7 M€), Arsenal (8 M€), West Ham (5 M€) vinrent aux nouvelles. Mécontent de ne pas pouvoir réaliser son rêve de partir pour Arsenal, l’attaquant bordelais reprit la saison en affirmant “faire son deuil d’Arsenal” et de se promettre de pas prolonger à Bordeaux.
Mais la perspective d’obtenir une prolongation de contrat s’évanouit très rapidement durant la saison. Les dirigeants bordelais devinrent fatalistes et comprirent que les Girondins laisseraient partir libre leur attaquant.
Dès le 10 février 2010, Sud-Ouest annonça qu’un accord avait été trouvé entre Chamakh et Arsenal, malgré une tentative de dernière minute de Liverpool. Les Girondins, quant à eux, furent les “cocus” de l’histoire… Le transfert fut officialisé le 21 mai 2010 avec à la clé un contrat de 5 ans et 68 000 € par semaine.
William Ayache

- William Ayache, latéral gauche, au club en 1989, 1 match
Défenseur latéral droit ou gauche, William Ayache était un latéral aux grandes qualités défensives. Sobre, simple dans le jeu, propre techniquement, il possédait également des qualités de relanceur, héritées de sa formation nantaise. Malheureusement des blessures à répétition contrarièrent une carrière qui s’annonçait plus prestigieuse.
Débutant le football au Stadoceste Tarbais, William Ayache rejoignit ensuite le centre de formation du FC Nantes. Ce fut tout logiquement qu’il débuta en D1 avec les Canaris en 1979. Il y fit des premiers pas très prometteurs qui l’amenèrent jusqu’à l’équipe de France. Médaillé d’or à Los Angeles en 1984, il intégra les Bleus et participa à la Coupe du Monde 1986.
Il était temps de quitter le nid douillet de la Jonelière. Un passage au PSG, puis à l’Olympique de Marseille, et il retourna au FC Nantes après des expériences décevantes.
En 1989, il décida de quitter à nouveau Nantes et de signer, sous la forme d’un prêt, aux Girondins. Après de bons matches amicaux comme titulaire, il se blessa à 15 jours de la reprise. Dès lors, Raymond Goethals titularisa le jeune Bixente Lizarazu et contraint Ayache à s’asseoir sur le banc de touche.
En réalité, il ne disputa que 2 minutes en match officiel avec les Girondins, lors d’un Bordeaux-Marseille où il remplaça Jean-Marc Ferreri à la 89ème minute. Il devenait insupportable pour lui de rester en tribunes ou de jouer avec l’équipe réserve. Aussi il poursuivit sa carrière à Montpellier, puis à Nice, Nîmes et Cannes.
Un international à Galin !
Recruté pour compenser le départ à la retraite de Gernot Rohr, William Ayache n’eut jamais sa chance avec Raymond Goethals qui aimait évoluer avec un groupe restreint. Envoyé à trois reprises jouer avec l’équipe réserve en D3, il fit le bonheur des spectateurs de Galin et de Thouars qui n’en revenaient pas de voir évoluer sous leurs yeux des joueurs aussi expérimentés que l’ex-Nantais. Sous les ordres de… Gernot Rohr, il côtoya des internationaux comme Manfred Kaltz, Bernard Genghini ou Dominique Dropsy.
Devant son mécontentement, le directeur sportif des Girondins Didier Couécou lui trouva une porte de sortie, sous la forme d’un prêt à Montpellier (avec l’accord du FC Nantes, propriétaire du joueur), en novembre 1989.
Il ne joua en tout et pour tout qu’une minute sous le maillot de l’équipe première, le 21 octobre 1989 contre Marseille, remplaçant à la fin du match Jean-Marc Ferreri.
Christian Montes

- Christian Montes, gardien, au club entre 1960 et 1971 puis entre 1975 et 1976, 195 matchs et 237 buts encaissés
Il quitte le foyer familial et Blasimon petit village de l’Entre-deux-Mers (entre la Garonne et la Dordogne) pour son entrée en 6e au lycée à Bordeaux. Il commence sa carrière de gardien de but au sein du Club des Francs Camarades un des célèbres patronages bordelais.
Un brillant parcours de son équipe en Coupe Gambardella lui vaut d’être remarqué par les Girondins de Bordeaux, club phare de la région Aquitaine.
Recruté par les Girondins de Bordeaux, il poursuit sa formation et il va y démarrer sa carrière professionnelle en 1960, club avec lequel il restera engagé jusqu’en 1971, séjour juste entrecoupé d’un prêt à l’AS Cherbourg en Division 2 lors de la saison 1965-1966. Il s’engage en 1971 avec Strasbourg, puis part en 1973 à l’AS Monaco. Il termine sa carrière professionnelle sur une ultime saison à Bordeaux en 1975-1976. Durant les deux saisons suivantes, il en devient même l’entraîneur.
Il reste à ce jour un des gardiens de but emblématiques des Girondins de Bordeaux puisqu’il y dispute au total douze saisons au cours desquelles il est notamment deux fois vice-champion de France et trois fois finaliste de la Coupe de France.
Après sa carrière footballistique professionnelle, le Groupe Adidas le recrute comme responsable commercial, en compagnie d’anciens joueurs professionnels.
Son attachement à Bordeaux, son club de cœur, lui a valu de superviser régulièrement pour les Girondins le recrutement et la formation des jeunes footballeurs.
Depuis, il a pris la succession de Marius Trésor à la Présidence de l’Association du Club des Anciens Professionnels des Girondins de Bordeaux.
Christian Montes a toujours eu un bon jeu au pied, il continue de pratiquer le tennis-ballon chaque semaine en compagnie d’anciens joueurs au Centre d’entraînement du Haillan, comme le faisait aussi notamment les regrettés Dominique Dropsy et Roland Guillas.
Issam Ben Khemis

- Issam Ben Khemis, milieu relayeur, au club entre 2024 et 2025, 11 matchs et 2 buts
Issam Ben Khemis prend sa première licence à l’âge de sept ans, au Stade olympique de Paris, dans le 13e arrondissement de la capitale. Il prend ensuite, à l’âge de quatorze ans, la direction de l’Union sportive d’Ivry. Il y joue successivement avec les moins de quinze ans, les moins de 17 ans et enfin les moins de 19 ans.
En novembre 2013, il est repéré par le FC Lorient, qui lui propose d’effectuer un essai d’une semaine. Après avoir convaincu le staff, il intègre en décembre le centre de formation du club breton. Il commence à jouer avec l’équipe des moins de 19 ans, puis se voit rapidement promu au sein de l’équipe réserve, qui évolue en championnat de France amateur. La réserve termine première de son groupe et obtient la montée en championnat de France amateur en 2014.
Il obtient son bac STMG avec mention, en juin 2015. Il continue ensuite ses études avec un BTS MUC (management des unités commerciales).
En mai 2016, il signe son premier contrat professionnel en faveur du FC Lorient, en compagnie de son coéquipier Anthony Lamonge. Il réalise ses débuts en Ligue 1 le 14 mai de la même année, en jouant vingt minutes contre le Gazélec Ajaccio.
Il rejoint Doncaster le 3 août 2017 puis le Stade tunisien fin 2018. Puis sa carrière l’emmène à Lège Cap Ferret, au Stade Poitevin puis à Angoulême. Il rejoint les Girondins de Bordeaux à l’été 2024.
Athanasio Rodriguez

- Athanasio Rodriguez 10/01/1918-02/01/1967, ailier gauche, au club entre 1949 et 1950, 13 matchs et 6 buts
Né en Espagne, il déménage à Roche-la-Molière très jeune. Sa carrière sportive commence dans le cyclisme, mais Antoine penche plutôt pour le football. Son véritable nom est Athanasio, mais Antoine est plus utilisé vu que c’est plus facile à écrire pour les journalistes.
Antoine commence sa carrière de footballeur avec l’AS Saint-Étienne en 1942. Il y jouera jusqu’en 1949, puis brièvement en juillet 1950.
Antoine évolue pendant plusieurs saisons en Division 1, bien que sa carrière se déroule en pleine guerre mondiale. Au total, il dispute 130 matchs en Division 1 avec l’ASSE, pour 69 buts d’inscrits (et ceci sans compter les championnats dits “de guerre”).
Il termine sa carrière à Lyon après un court passage à Bordeaux.
Ruben Kutran

- Ruben Kutran 10/01/2002-31/12/2022, latéral gauche, au club entre 2017 et 2022, équipe réserve
Né à Lifou, en Nouvelle-Calédonie, Kutran a commencé le football au Païta FC dès son plus jeune âge. À dix ans, il s’installe en France, sa mère ayant décidé d’émigrer pour poursuivre ses études. La famille s’établit à Bordeaux, où il joue pour plusieurs clubs de moindre envergure, dont le CM Floirac.
En juillet 2017, il signe au centre de formation des Girondins de Bordeaux et gravit les échelons jusqu’à intégrer l’équipe des moins de 19 ans, avant de jouer pour l’équipe réserve en National 3. Après quatre apparitions avec la réserve, un problème cardiaque lui est diagnostiqué en 2022, le contraignant à prendre sa retraite et à quitter Bordeaux en juin 2022.
Un poste d’entraîneur lui est proposé par Bordeaux, mais il le refuse pour accepter une offre de son ancien club, le CM Floirac, afin d’entraîner l’équipe des moins de 13 ans, poste qu’il occupe à partir de septembre 2022.
Kutran a été appelé dans l’équipe des moins de 16 ans de Nouvelle-Calédonie pour le Championnat OFC U-16 2018, qui servait de qualification pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2019. Il a marqué lors d’un match nul 1-1 contre les Samoa, mais n’a pas pu aider la Nouvelle-Calédonie à atteindre la phase éliminatoire du tournoi.
Après sa retraite, Kutran n’a plus joué au football professionnellement, mais a subi une crise cardiaque alors qu’il jouait avec des amis. Il est décédé le 30 décembre 2022 à Pessac, en France, et a été enterré au cimetière de Floirac le 10 janvier 2023 – ce qui aurait été son vingt et unième anniversaire.
Les deux frères cadets de Kutran, les jumeaux Baptiste et Nicolas, sont également footballeurs et sont passés tous deux par Bordeaux.



