[Anniversaires] Passés par les Girondins, Nourredine Kourichi et Cédrick Fiston fêtent leurs anniversaires ce 12 Avril

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de deux anciens passés par le club des Girondins de Bordeaux : Nourredine Kourichi et Cédrick Fiston. Nourredine fête ses 71 ans et Cédrick ses 44 ans ce 12 Avril. L’occasion de retracer leurs parcours au club.

    Nourredine Kourichi

     

    • Nourredine Kourichi, défenseur central, au club entre 1981 et 1982, 29 matchs et 1 but

    Défenseur central très athlétique, Nordine Kourichi fut choisi par Aimé Jacquet pour améliorer le jeu de tête de son équipe. Stoppeur très rigoureux et agressif, il était le spécialiste des tacles appuyés. Mais en gagnant de l’expérience, il s’efforça de discipliner son jeu. Par ailleurs, il pêchait parfois dans la relance…

    Né dans le Nord de la France, à Ostricourt, où son père avait débarqué en 1949 pour travailler dans les mines, Nordine Kourichi s’installa avec sa famille en région parisienne à l’âge de 3 ans.

    Révélé à Mantes-la-Ville après avoir découvert le football à Poissy (avec Gérard Soler) puis aux Mureaux, il débuta dans le football professionnel à Valenciennes. Arrivé comme stagiaire, il signa en 1977 son premier contrat. En 1980, il découvrit le niveau international en honorant sa première sélection avec l’Algérie, contre le Soudan. Il reste dans l’histoire du football algérien comme le premier binational à porter le maillot des Fennecs. Il resta dans le Nord jusqu’en 1981.

    Désireux de muscler leur défense, les dirigeants girondins recrutèrent cet international algérien, également convoité par Metz, Sochaux ou le Chievo Vérone. Alors qu’il avait signé pour deux ans, il ne resta qu’une seule saison en Gironde. Il faut dire qu’il ne joua pas suffisamment à son goût, la concurrence étant rude dans le secteur défensif marine et blanc (Trésor, Rohr, Bracci).

    Pas assez utilisé par Aimé Jacquet, il se sépara d’un commun accord avec les dirigeants bordelais et décida de revenir dans sa région d’origine et de signer au LOSC. Séduit par le discours lillois, il signa pour 3 ans au LOSC avant de participer à la Coupe du Monde 1982.

    Une concurrence trop rude

    Venu de Valenciennes où il était un titulaire indiscutable (66 matches de D1 sur ses 2 dernières saisons), Nordine Kourichi connut de plus grandes difficultés à s’imposer en Gironde.

    Il ne resta qu’une seule saison sous le maillot marine et blanc, ne disputant que 22 matches en championnat, loin derrière ses concurrents en défense centrale : Trésor (37 matches), Bracci (37 matches), Rohr (36 matches).

    L’international algérien ne pouvait s’en satisfaire. L’annonce du recrutement de Domenech et de Specht, un autre défenseur central, précipita son départ. Placé sur la liste des transferts, il fut un temps convoité par Toulouse, mais choisit finalement le LOSC et un retour dans son Nord natal.

    Quelques années plus tard, en octobre 1985, dans France-Football, Nordine Kourichi confessa : “S’il y avait un regret dans ma carrière, ce serait d’être allé chez les Girondins trop tôt. Après 5 saisons passées à Valenciennes, j’avais signé en 1981 à Bordeaux, alors que je n’étais pas prêt. Avec un an ou deux de plus, je suis sûr que j’aurais éclaté, que je me serais imposé.”

    Cédrick Fiston

    • Cédrick Fiston, milieu gauche, au club entre 2003 et 2003, 4 matchs

    L’explosivité était la principale force de Cédrick Fiston, qui était comparé à l’international auxerrois Bernard Diomède. Pur gaucher, il était vif et tonique.

    Après avoir signé sa première licence à L’éclair de Pointe-à-Pitre, Cédrick Fiston rejoignit à 14 ans la Solidarité Scolaire, autre club de la capitale économique de la Guadeloupe. Ce fut là, en 1999, que Marc Collat, recruteur du PSG, vint le chercher pour l’intégrer au centre de formation parisien. Il y demeura deux ans avant de connaître des soucis extra-sportifs qui le contraignirent à rentrer en Guadeloupe.

    De retour à la SS Pointe-à-Pitre, il fut repéré par Guy Hillion et Marius Trésor. Invité à effectuer un essai en mars 2002, il parvint à convaincre les dirigeants bordelais de l’enrôler. Mais il ne resta finalement qu’une seule saison en Gironde où il ne brilla guère.

    Dix jours d’essai

    En mars 2002, Marius Trésor et David Sommeil, en virée sur leur île natale, repérèrent Cédrick Fiston, alors qu’il portait les couleurs de la SS Pointe-à-Pitre. A la fin du match, ils vinrent proposer au jeune Guadeloupéen de venir faire un essai de 10 jours au Haillan. Au terme du stage, ponctué par un match amical à Agen contre Montpellier, le joueur fit bonne impression.

    Il fut convenu de se revoir lors du stage organisé pour les Girondins en Guadeloupe à la fin de la saison 2001-2002. Cédric Fiston fut de nouveau testé lors d’un match amical contre Marseille et décrocha un contrat d’un an, renouvelable dès le mois de décembre.

    Une nouvelle chance s’offrait au jeune Guadeloupéen…