On a décidé d’y croire
“C’est un message : tous ceux qui n’y croient pas, je pense que c’étaient les mêmes qui n’y croyaient pas non plus en septembre. Voilà, abstenez-vous. Et si vous y croyez, soyez avec nous, parce que nous on y croit”. Tels étaient les propos de Bruno Irles après la défaite face à La Roche, samedi soir.
Bon, ce n’est pas non plus un gage de réussite, on vous l’accorde. Pour la descente en Ligue 2, on ne croyait absolument pas à un miracle, tant l’effectif était gangréné et inconscient de ce qui allait se passer, pour ne pas dire je-m’en-foutiste. En revanche, pour la première année en deuxième division, au vu d’un groupe qui avait un super état d’esprit et comptant de grands amoureux des Girondins, on est tombés de haut parce que là, on y croyait vraiment : tout était réuni, mais la malédiction a encore frappé. La saison dernière, on n’y croyait pas plus que ça malgré des signes positifs, notamment l’égalisation lors de notre premier match de Lassana Diabaté. Mais on se contentait grandement d’être encore en vie, et le chantier était beaucoup trop grand, le temps trop court. Cette saison, tout est réuni, et vous n’avez plus aucune excuse.
On va rencontrer des équipes mortes de faim, on va rencontrer des équipes avec le couteau entre les dents pour se maintenir, on va rencontrer des équipes décomplexées car n’ayant plus grand-chose à jouer si ce n’est de taper les Girondins (quelle connerie d’ailleurs, on est en National 2 comme elles…)… Dans tous les cas, il faudra montrer votre supériorité, individuelle et surtout collective. Si l’on ne sait pas toutes les raisons de vos performances très limites (même si on a plusieurs idées), il est hors de question désormais de se trouver des excuses, car si le football est un jeu, nous, on n’en a marre qu’on joue avec nous.
Alors oui, coach, nous en sommes. Mais on ne tolèrera plus aucune contreperformance car une seule d’entre elle pourrait nous figer pour une troisième saison en National 2, voire pire.

Les raisons d’y croire
Le goal-average particulier toujours en notre faveur. Bordeaux a certes perdu contre La Roche, mais uniquement sur le score de 1-0. Ce qui signifie qu’en cas d’égalité, Bordeaux sera toujours devant à la dernière journée du championnat. Un avantage important.
La Roche doit se déplacera à six reprises. Certes, La Roche a un match de plus à disputer. Certes, le club vendéen reste sur une série incroyable d’invincibilité en N2, depuis le match aller en Gironde (3-0). Mais La Roche va aussi devoir affronter l’Aviron Bayonnais invaincu au pays basque cette saison, l’US Saint-Malo qui est également intraitable à domicile… Puis, évidemment, des équipes jouant majoritairement le maintien ou le ventre mou, comme Châteaubriant, Saumur, Granville, Poitiers, Granville et Locminé. N’oublions pas non plus Angoulême qui peut jouer les trouble-fêtes.
La Roche perd des points dans les derniers instants. Certes, comme expliqué précédemment, La Roche semble difficilement battable. Mais le club vendéen a concédé quatre matches nuls cette saison, et tous l’ont été après une égalisation adverse en fin de match. Ce fut entre la 87ème et 94ème minute.
MAIS…
finies les excuses. Il faudra montrer autre chose collectivement, ne se cachant pas derrière les blessures ou suspensions des uns ou des autres, et être dans l’état d’esprit toute une rencontre, c’est à dire ne pas jouer petits bras. Parce que ce n’est plus possible de jouer avec le feu. Parce que ce n’est pas dans notre ADN. Parce qu’on en a marre d’être des loosers et de morfler saison après saison. Soyez beaucoup plus tueurs, rentrez dans le ballon, et jouez vraiment les dernières rencontres comme des finales : plus le choix, il faut tout gagner, pour n’avoir aucun regret.
Alors, oui, on vous le répète, nous en sommes. Si vous en êtes aussi, on le verra, et on vous suivra.



