Etienne Beugre dresse la liste des choses faites par Bordeaux pour le faire partir : interdiction vidéo, carte de séjour, groupe WhatsApp, cadeau de la femme de Bruno Irles…

    Photo Pierrick Chassine

    Pour Le Kpakpato Sportif, l’attaquant des Girondins de Bordeaux, Etienne Beugre, a fait la liste de choses qui ont été faites par Bordeaux pour le faire partir du Club avant le 31 janvier.

    Interdiction de participer aux séances vidéo

    « Déjà, quand je suis arrivé, j’ai salué tout le monde, j’étais tranquille, et on m’a interdit de participer aux séances vidéo, en avant match. Ils partaient et moi je restais dans le vestiaire, seul. C’est là que j’ai compris que Bordeaux n’avait plus besoin de moi. Je ne participais plus aux séances vidéo. Je pouvais rester dans le vestiaire, ou aller sur le terrain ».

    Fermeture du centre (là où il résidait)

    « John Williams est venu me voir en me disant ‘ce n’est pas de notre faute mais on va fermer le centre, il faut que tu trouves un appartement’. Mais non, car dans mon contrat il était écrit que c’était Bordeaux qui me logeait, donc si je prenais un appartement c’était à Bordeaux de le payer. J’ai tellement vécu de situations… Mais ceux qui ne savent pas vont dire ‘il gagne bien sa vie’, etc… »

    Carte de séjour à ses frais

    « C’est moi qui l’ai faite. Ils ont pris le rendez-vous pour ça, ils m’ont coupé dans mon salaire pour ma carte de séjour. Mais je ne l’ai jamais dit, c’est uniquement aujourd’hui que j’en parle. On a dit des trucs sur moi, c’est de trop, il fallait que j’en parle. Bordeaux est un grand club… Mais il faut que les dirigeants voient le mal qui a été fait. Bordeaux est un grand club, je respecte le club, raison pour laquelle je n’ai pas voulu dire quoi que ce soit sur le moment ».

    Bye bye du groupe WhatsApp

    « Quand je suis revenu, ils voulaient tellement me faire partir, qu’ils m’ont supprimé du groupe WhatsApp du club. Ils m’ont dit qu’à partir de maintenant, je m’entrainais avec la réserve… Bruno (Irles) a dit qu’on me donnait jusqu’au 31 janvier pour partir, mais on ne m’a jamais dit ça en face, il n’a jamais osé ».

    Le petit cadeau de la femme de Bruno Irles

    « Pendant les fêtes, on s’est fait des petits cadeaux. On a essayé de faire de bons cadeaux et sa femme… (rires). Chacun en fait tirait un papier pour savoir à qui il devait faire un cadeau. Et sa femme tombe sur moi… Elle m’a fait un cadeau, c’était ce truc que l’on met au cou pour partir en avion… Là, je me suis dit qu’ils savent vraiment que je dois partir (rires) ».

    Retranscription Girondins4Ever

    Photo Daniel Audet