Dominique Bijotat : “De temps en temps, je me suis mis dans la peau d’un joueur et je me suis dit : ‘Put…, qu’est-ce que j’aurais envie de jouer !'”
Pour Nice-Matin, l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Dominique Bijotat, a réagi à la disparition de son ami proche, Rolland Courbis.
« Avec Rolland, il y avait la partie technique et la partie humaine Je ne sais pas s’il y a un mot pour englober tout ce qu’est Rolland. Quand il est devenu entraîneur, c’était un grand tacticien qui pouvait intégrer le jeu dans les exercices. Par exemple un pari avec ses joueurs, mais un pari très réfléchi. J’ai pu assister à ses causeries pendant un an en tant qu’adjoint. De temps en temps, je me suis mis dans la peau d’un joueur et je me suis dit : « Put…, qu’est-ce que j’aurais envie de jouer ! » ».
Puis, il poursuit.
« Avec lui il n’y avait pas d’heure. Quand on était à Ajaccio, il pouvait m’appeler à 2 heures du matin il pouvait et me dire : « Tu dormais ? Écoute, je pense à telle chose pour le match de vendredi, tu y réfléchis et tu me redis ce que tu en penses ? ». Il avait un côté passionné et passionnant. Je pense que sa plus grande qualité, c’était d’embarquer le joueur vers une croyance avec des choses concrètes, même quand il y avait une décision difficile à annoncer. »
Dominique Bijotat évoqua l’ancien entraineur bordelais également dans La Nouvelle République.
« Rolland, c’est un puits sans fond à anecdotes. Sous ces aspects rigolards, c’était quelqu’un de très rigoureux, il ne faut pas croire. Et passionné de foot à l’extrême. Combien de fois, à Ajaccio, il m’a appelé à deux heures du matin pour parler de la prochaine compo d’équipe… […] Je le savais affaibli mais je ne m’attendais pas à ce qu’il parte si vite. Quand j’appris ça lundi, cela m’a mis un coup. »



