Elie Baup : “Comme aurait dit Rolland, ‘qu’est-ce qui t’empêche de mettre les deux ?’”
Pour « Valyu média », l’ancien entraineur des Girondins de Bordeaux, Elie Baup, est revenu sur la saison 1998-1999, qui a fait évoluer deux meneurs de jeu ensemble, Johan Micoud et Ali Benarbia, pour finalement remporter le championnat de France dans un 4-4-2 à plat.
« Déjà, l’idée était d’avoir deux joueurs offensifs, on les avait dans l’effectif, donc pourquoi ne pas les utiliser… Comme aurait dit Rolland, ‘qu’est-ce qui t’empêche de mettre les deux ?’. Moi, j’avais cette idée. S’ils étaient sur les côtés, c’était en fonction de là où se trouvait le ballon, à la perte de balle. Le 4-4-2 à plat, c’est surtout pour la récupération du ballon. Mais dans l’utilisation du ballon, même s’ils avaient un côté, c’était à tour de rôle. C’était obligé qu’ils occupent l’axe du terrain. C’était ce travail qu’on avait mis au point, qu’on travaillait beaucoup, à tour de rôle de venir en soutien des deux attaquants, et proposer à l’opposée une solution. Et puis, à la perte de balle, se repositionner pour aider l’équipe à récupérer le ballon sur les côtés. Mais il y avait toujours quand même cette possibilité qu’ils repiquent à l’intérieur du terrain à tour de rôle. C’est pour ça que dans les espaces réduits ou le jeu court avec deux techniciens comme ça… Il y avait aussi Sylvain Wiltord et Lilian Laslandes, donc vous vous régaliez… Pour les adversaires c’était dur, il y avait toujours deux joueurs qui venaient dans le dos des milieux défensifs, et toujours un attaquant qui venait proche en appui pour le jeu courte. Cela perturbait vraiment les défenses adverses ».


