Gérard Soler : “J’ai eu une chance inouïe, c’est que mon père ne s’est pas occupé de moi quand j’ai commencé à jouer”

    ( Photo by Michel Barrault / Onze / Icon Sport ) – Photo by Icon Sport

    Dans Le Podcast des Légendes, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux (1979-1982), Gérard Soler, s’est exprimé sur son papa, qui était gardien de but, mais qui ne lui a pas mis une grande pression pour qu’il devienne footballeur.

    « J’ai eu une chance inouïe, c’est que mon père ne s’est pas occupé de moi quand j’ai commencé à jouer. La première année, il n’est venu que lors de la demi-finale de Coupe de Paris, en fin de saison. Tous ses copains lui disaient qu’il devrait aller voir son fils, que ce n’était pas mal ce que je faisais. La seule fois où il est venu, on a gagné 4-2, et j’ai marqué les quatre buts. A la fin du match, tout le monde était heureux, on était qualifiés pour la finale de la Coupe de Paris en Minimes, et la première chose que mon père m’a dite c’est ‘qu’est-ce que t’as raté comme buts…’. C’est un peu le symbole du père qui m’a accompagné de loin, mais qui n’a jamais été présent. Je n’ai jamais eu de pression ou quoi que ce soit, c’était une chance, ce n’était que du plaisir ».

    Puis, il fit le choix de rejoindre Sochaux, son premier club pro.

    « C’est l’esprit familial. Mon papa allait vers la retraite, et ils lui ont proposé de lui chercher un boulot s’il voulait. C’était un cadre familial. Mes parents m’ont suivi, mon père s’occupait de gardiennage d’hôtel, de bâtiments. On s’accompagnait. J’ai eu la chance d’être un enfant normal. Ils m’ont accompagné à Sochaux. Je n’ai quitté la maison que pour me marier ».

    Retranscription Girondins4Ever