Jacques Ekomié : “En U13, j’avais fait un essai pour le centre de formation des Girondins, je n’avais pas été pris. Mais ce n’était pas injuste”
Pour « Au cœur du jeu », l’ancien latéral bordelais, Jacques Ekomié, s’est souvenu de son arrivée en France, lui qui n’est pas né sur le sol français.
« Je suis né au Gabon, et je suis arrivé en France à dix ans. J’arrive avec toute la famille. Entre 2013 et 2016, mes parents murissent l’idée de venir en France. On s’y installe avec ma grande sœur et mon père dans un premier temps, puis j’ai une autre grande sœur qui nous a rejoints juste après. Etant petit, je jouais déjà dans un club au Gabon, mais ce n’était rien de sérieux à ce moment-là. Je joue en France avec ce rêve de devenir footballeur professionnel, mais on ne sait pas ce que c’est et ce que ça demande. Je prends du plaisir à jouer. En U15, quand j’étais à Mérignac, on avait une équipe avec beaucoup de talent, mais beaucoup de joueurs un peu turbulents, un peu ingérables. Un coach nous avait ramené un préparateur physique spécialement, et il nous avait fait la misère. Il nous disait que si on voulait devenir pro, on devait faire bien plus que ça. C’est à ce moment-là que je me suis dit que ça demandait plein de choses, et j’ai vraiment pris conscience qu’il y avait des sacrifices à faire. Mais j’arrivais déjà être sérieux, sans le prendre comme un travail ».
Pourquoi est-il resté dans un club amateur aussi longtemps, sans entrer en centre de formation ?
« J’avais l’ambition d’intégrer un centre de formation, parce que je voulais être avec des joueurs de talent, et voir comment je me débrouillais. Ça s’est fait tard mais je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. J’estimais que j’étais bon à ce moment-là, mais il a dû manquer des choses. Je ne saurais pas dire ce qui me manquait, parce que j’étais quand même assez sérieux. En U13, j’avais fait un essai pour le centre de formation des Girondins, je n’avais pas été pris. mais ce n’était pas injuste. Ils m’avaient mis avec la génération en-dessous, et j’avais été bon mais sans être au-dessus ».


