Jacques Ekomié : “Je ronge un peu mon frein, je ne peux plus rien dire car il fait des performances incroyables. Je ne pouvais pas revendiquer plus”
Pour « Au cœur du jeu », l’ancien latéral bordelais, Jacques Ekomié, s’est rappelé sa première saison en professionnel, l’année où les Girondins de Bordeaux ont débuté en Ligue 2.
« J’avais déjà fait la prépa avant de signer pro, avec Bordeaux. Comme le club ne pouvait pas encore enregistrer de recrues, on savait que c’était nous, les jeunes, qui allions débuter la saison. Je me prépare bien, et je suis en plein confiance. On avait fait les deux premiers matches de Ligue 2, et j’avais fait des tops matches franchement. C’est après ça que j’ai la signature de mon contrat. Le début de saison se passe plutôt bien, mais je me blesse. Dans mon histoire, c’est un peu toujours ça. Au début, ça se passe super bien, mais j’ai toujours une blessure qui me freine. Je me blesse contre Rodez en fin de match, tout seul… Tu veux faire le superhéros par manque d’expérience, tu fais un tacle alors qu’il y a trois joueurs autour qui peuvent récupérer la balle. Je lâche un peu mon genou… Ça me pénalise un peu car ça réduit l’impact de mes performances dans le sens où je suis toujours bon, mais on a l’impression que mon étincelle du début a un peu baissé. J’essaie ensuite de revenir, c’est la rechute, et je m’arrête pendant des mois. Au même moment, le club peut enregistrer des recrues, et recrute Vital Nsimba, qui était un joueur expérimenté et dans la fleur de l’âge. Franchement, il fait une énorme saison… je ronge un peu mon frein, je ne peux plus rien dire car il fait des performances incroyables. Je suis sur le banc, et je sors même des feuilles de match ».
Il a beaucoup appris cependant de cette première saison.
« J’ai énormément appris. J’ai appris humainement à relativiser. Quand tu te blesses, il y a la gestion de la blessure, de ne pas avoir de pensées sombres. J’ai grandi dans le sens aussi où quand tu reviens il faut reprendre confiance en toi, rejouer. Et j’ai aussi appris à être patient parce que j’avais un concurrent qui était au niveau, et je ne pouvais pas revendiquer plus. Certes j’étais bon et performant aux entrainements et aux matches, mais il faut aussi accepter qu’il y ait quelqu’un qui pouvait apporter plus à l’équipe à ce moment-là ».
Et lorsqu’on lui demande quels sont ses meilleurs souvenirs aux Girondins…
« Il y a tout aux Girondins, que des bons souvenirs. C’est un club auquel je suis attaché. Mon meilleur, ce serait la première saison, la globalité. Quand tu te bats pour la montée, c’est quelque chose de fort. Il y a des moments où tu es premier, tu te fais chasser par le deuxième, et il y a des matches à enjeux ».


