Jean-Pierre Papin : “C’est lui qui m’a permis de finir ma carrière à Bordeaux d’une très belle manière”

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    Pour Objectif Gard, Jean-Pierre Papin s’est exprimé sur la disparition récente de deux anciens entraineur des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Gasset et Rolland Courbis. Il commença par JLG.

    « J’ai eu la chance de connaitre les deux. C’est sûr que ce sont deux personnes qui vont énormément manquer au football français. C’est deux très bons entraineurs. J’ai eu la chance de connaitre Jean-Louis, qui était à Marseille. Je le connaissais déjà de Bordeaux à l’époque. Il avait une attention particulière pour les jeunes, et comme j’étais entraineur de la réserve, il venait très souvent nous voir, parce qu’il aimait passer des messages aux jeunes, en leur disant tout le temps de ne rien lâcher, d’essayer toujours d’être meilleurs. C’est pour ça que Jean-Louis va nous manquer. Je l’ai eu quelques jours avant son décès, je ne m’y attendais pas du tout, qu’il parte aussi vite. Mais c’est quelqu’un de généreux, c’est un bon vivant, et ça me plaisait beaucoup »

    Puis, il poursuit avec Rolland Courbis.

    « J’ai la chance de l’avoir comme entraineur à Bordeaux. Par rapport à mon parcours, c’est quelqu’un qui a beaucoup compté parce que c’est lui qui m’a ramené en France quand ça allait un peu moins bien à Munich. C’est lui qui m’a permis de finir ma carrière à Bordeaux d’une très belle manière. Il restera à jamais gravé dans ma mémoire, ne serait-ce que par ses causeries. J’ai en mémoire quelques causeries incroyables, notamment contre le PSG. Tout le monde nous donnait vraiment perdants à 100%, et ce jour-là il nous a fait une causerie à la Courbis. Quand on est sortis de la salle de causerie à l’hôtel, on était capables de monter une montagne entière, tellement il était sûr de pouvoir gagner. Et le soir on a mis 5-3 au PSG… Ça a été un souvenir incroyable. Et puis, Rolland, c’est quelqu’un qui aimait parler, qui aimait pouvoir discuter avec toi. Quand il prenait des clubs fantaisistes pour les sauver, il m’appelait pour me demander ce que je pensais de tel ou tel joueur… C’était Rolland, J’avais une grande affection pour lui parce que non seulement c’était mon coach, mais c’était aussi quelqu’un avec qui je me suis très bien entendu ».

    Retranscription Girondins4Ever